Depuis la mi-journée, la fille de l’ancien vice-président de la République, sir Rabindranath Ghurburrun, est en état d’arrestation dans le cadre de l’enquête initiée par le Central CID sur l’escroquerie alléguée de Rs 11,4 millions au préjudice d’un Italien. Cette étape majeure a été franchie après la décharge de Yajna Samidha Ghurburrun de la clinique et sa comparution en cour de Pamplemousses pour ses deux chefs d’accusation provisoire suite aux menaces qu’elle aurait proférées aux membres de la famille de la victime. En attendant l’aboutissement de ces développements, les enquêteurs ont eu des séances de travail ce matin pour finaliser la ligne directrice qui sera adoptée pour son l’interrogatoire.
Les informations disponibles auprès des sources approchées indiquent que d’importants moyens ont été déployés dans cette enquête en vue d’éviter de se retrouver dans la même situation qu’hier, soit de l’absence de la fille de sir Rabindranath Ghurburrun, en cour, car elle a été admise en urgence à la City Clinic pour des pépins de santé, jusqu’ici inconnus. Déjà hier, avec la confirmation de la police à l’effet que la suspecte, dans l’enquête sur l’escroquerie alléguée de Rs 11,4 millions au préjudice de l’Italien Maurice Gino Colombo Han Mui, a été admise dans cette clinique privée, l’initiative a été prise pour placer une Sentry sur les lieux.
Ainsi, le scénario initialement prévu hier matin dans les milieux des enquêteurs, s’est déroulé sans contretemps et comme prévu à la mi-journée avec d’abord la femme d’affaires Yajna Samidha Ghurburrun, âgée de 39 ans et habitant la région de Curepipe, comparaissant devant le tribunal de Pamplemousses pour ses deux chefs d’inculpation provisoires de « threat verbally » et de « Breach of ICTA ». L’escouade de la police, qui était en stand-by depuis ce matin à la cour de Pamplemousses, en attendant la comparution de cette femme d’affaires qui a fêté ses 39 ans le 4 avril dernier, devait procéder à son arrestation avant d’assurer son transfert dans les locaux du Central CID aux Casernes centrales.
Entre-temps, depuis ce matin, des enquêteurs devaient avoir plusieurs séances de travail en vue de mettre en place les derniers dossiers à l’encontre de Yajna Samidha Ghurburrun mais surtout pour finaliser les derniers détails concernant la ligne directrice qui sera mise en oeuvre au cours de l’interrogatoire de cette suspecte dans l’escroquerie alléguée de Rs 11,4 millions autour de la vente d’un terrain. Ainsi, tout porte à croire que les premières étapes du questioning de cette femme d’affaires, qui est représentée par Me Seebaruth de Glover Chambers, devraient débuter dans le courant de cet après-midi.
L’un des premiers volets abordés devra être vraisemblablement les premières prises de contacts en début de 2012 entre Yajna Samidha Ghurburrun et l’Italien Maurice Gino Colombo Han Mui, qui ambitionnait d’acquérir d’importantes portions de terrain en vue de développer un projet de ferme bio. Les limiers devront également revenir sur les engagements entre les deux parties avec, entre autres, la présumée victime déboursant une somme de Rs 11,4 millions en guise d’avaloir pour l’achat d’environ 45 arpents à Sébastopol, dans la région de Flacq. Une partie des terrains, soit 25 des 45 arpents, affirme l’Italien dans sa déposition, aurait déjà été vendue bien avant à un autre acheteur qui aurait également remis le montant de la vente à la fille de sir Rabindranath Ghurburrun. La présumée victime affirme également qu’elle n’a pas récupéré cette somme d’argent malgré l’annulation de la vente.
Maurice Gino Colombo Han Mui, par ailleurs, a poursuivi les consultations avec ses conseils légaux dans la première partie de journée aujourd’hui en vue de loger une plainte formelle au civil pour récupérer son investissement initial de Rs 11,4 millions…