L’Atelier accueille du jeudi 17 au vendredi 25 des oeuvres de David Blackburn sur ses cimaises. Installé à Berlin depuis 2007, après des études d’arts en Afrique du Sud, cet artiste trentenaire vient nous montrer comment son expression a évolué dix ans après ses contributions au groupe Le nouveau souffle, qui exposait à Rose-Hill.
Né à Maurice en 1982, David Blackburn a véritablement découvert l’expression picturale quand sa grand-mère lui a offert un coffret de peinture à l’huile. Après avoir expérimenté ce médium pendant plusieurs années, il s’est joint à un groupe d’artistes nommé Le nouveau souffle.
Voulant rompre avec l’art traditionnel mauricien, le groupe a à l’époque organisé quelques expositions de peinture et sculptures abstraites. David Blackburn a participé à six d’entre elles de 1997 à 2001 à la galerie Max Boullé, avant de se lancer dans des duos sur le thème de l’Afrique.
La vingtième année du jeune artiste sera marquée par son départ pour la ville du Cap où il poursuit des études d’art. Inspiré par cette Afrique du Sud remplie d’espoir qui se reconstruisait après les années de plomb de l’apartheid, il élabore de nouvelles perspectives de création, dont il donnera un aperçu dans un premier solo.
Cinq ans après, David Blackburn décide de s’installer à Berlin, la ville réunifiée qui a connu une autre forme de séparation du temps de la guerre froide. Il réside toujours dans cette ville foisonnante où il continue de peindre. L’artiste y a proposé une exposition solo sur le thème de Maurice et une autre sur Kaya. Il a exposé à plusieurs reprises à la ACUD Gallery dans la ville allemande.