Ce qui est formidable avec la Constitution de l’île Maurice (notre pays bien aimé), c’est qu’elle permet à n’importe quel citoyen mauricien de s’exprimer sur un sujet qui l’affecte ou avec lequel il ne se sent pas à l’aise, même si tout le monde l’accepte sans sourciller et ne disent rien. Comme dit l’adage : « Qui ne dit mot consent ». Je m’explique : si, par exemple, demain la boîte de petit pois ou tout autre article augmente par cinq sous et qu’un seul individu sur une population de 1,2 million trouve que cette augmentation est injustifiée, il a le droit de s’exprimer et même jusqu’à la contester en cour. Même si tout le monde, y compris les syndicats et les défenseurs des consommateurs acceptent sans broncher de payer plus cher et qu’il est le seul qui trouve que cette augmentation est injustifiée, il peut toujours s’exprimer — la Constitution lui donne ce droit.