Daniel Gérard conserve son poste à la présidence de l’Association mauricienne de handball (AMH). L’assemblée générale élective organisée samedi au gymnase de Phoenix n’a livré aucune surprise. Les onze membres pressentis pour faire partie de ce comité ont tous passé la rampe et on dénote le retour de Sanjay Dabydin et Jimmy Anthony aux affaires.
Ils étaient onze postulants pour neuf places au niveau des clubs, et trois pour deux places du côté des comités régionaux, le représentant de Rodrigues n’ayant pas fait acte de candidature. Lors du décompte des voix, Daniel Gérard, Sanjay Dabydin, Jason Carpouran, Jimmy Anthony et Nicolas Tuyau ont fait le plein avec 13 voix. Ils étaient suivis de peu par Yony Jolicoeur, Christian Francis et Stephane Soopramanien (12 voix). La lutte pour le dernier siège a été âpre entre Bill Thérèse et Bose Soonarane, et au bout du compte le premier nommé a fait la différence de peu (8 contre 6). Par contre, Benoît Souchon a été nettement battu avec rien que 2 voix récoltés.
Du côté des représentants des comités régionaux, Burty Caramsing s’est démarqué avec 12 voix. La deuxième place est revenue à Jordan Bosquet, qui a résisté au challenge de Gervais Dorasamy (8 contre 6). Le paradoxe veut que les deux meilleures équipes des championnats nationaux, à savoir l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill et le Curepipe Starlight, ne soient pas représentées au niveau du comité directeur.
Ce comité s’attelle déjà à la tâche avec la mise sur pied des différentes commissions samedi prochain et la tenue de sa première compétition, à savoir la Coupe de la République le mois prochain. Aupravant, soit du 1er au 7 avril, un festival organisé par le comité régional de Curepipe se déroulera au gymnase James Burty David à Trou-aux-Cerfs.
À l’heure du bilan, le président de l’AMH s’est dit satisfait des réalisations accomplies, notamment l’organisation de la Coupe des clubs de l’océan Indien, le lancement du mini handball à Maurice et Rodrigues, la tenue d’un stage par un instructeur égyptien, le déplacement de deux entraîneurs pour un stage à Mayotte et un stage de Solidarité Olympique à Rodrigues.
Toutefois, Daniel Gérard soutient qu’il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. « De par l’enthousiasme affiché par les jeunes et les moniteurs d’éducation physique, l’expérience du mini handball sera renouvelée, car il constitue la base de la pyramide. Le tournoi jeunes sera de nouveau à l’agenda, alors que l’accent sera également placé cette saison sur le handball féminin, et nous avons déjà innové avec la présence d’arbitres féminins. »
Il s’est dit toutefois déçu du nombre restreint de participants lors des stages pour entraîneurs et arbitres. « Cela a été le chaos, car les clubs n’ont pas joué le jeu. Désormais, chaque club devra comprendre un entraîneur de niveau 1 au miminum et un binôme d’arbitres », insiste-t-il. Avec un comité directeur qui ne comprend qu’entraîneurs et joueurs, les espoirs sont finalement permis.