J-1. C’est demain à 17 heures que se tiendra l’assemblée générale élective du Mauritius Turf Club pour élire deux nouveaux commissaires administratifs mais aussi pour choisir le président de la saison 2013. Cinq candidats postulent pour les deux postes à pourvoir en remplacement de Gavin Glover et Armand Maudave, qui ne se représentent pas, et aucun désistement n’est à signaler. Les pronostics vont bon train quant aux éventuels successeurs, mais ce qui préoccupe sans doute les membres du plus vieux club hippique de l’hémisphère Sud c’est comment trouver la lumière au bout du tunnel après avoir eu à subir un déficit de plus de Rs 30M en 2012.
Certains disent que les problèmes financiers dont a eu à faire face le MTC sont externes au club. Mais reste que la sonnette d’alarme avait été tirée depuis deux années déjà avec l’avènement des paris sur le football et le Loto sans qu’on ne bouge le petit doigt pour essayer de contrecarrer ces icebergs. La tâche du nouveau board des commissaires administratifs qui sera mis en place à l’issue du scrutin de mercredi aura du pain sur la planche car il en va de la survie des courses.
Tout le monde s’accorde à dire que le président sortant, Gilbert Merven, sera sans nul doute aux commandes une nouvelle fois si on en croit la tendance et qu’on lui associe deux candidats, à savoir Jeenarain Soobragrah et Michel Halbwachs. Jeenarain Soobagrah, on le sait, a déjà fait partie du boad des commissaires administratifs et a accumulé deux mandats de 2002 à 2007. Il est directeur de compagnie et se dit proche de la retraite. Le principal concerné s’est dit inquiet de la situation financière du MTC, d’où sa démarche de se présenter à nouveau devant les membres du club pour obtenir un nouveau mandat. Mais la question est de savoir comment sortir le MTC du gouffre. Jeenarain Soobagrah trouve qu’il faut que le club aille chercher d’autres sources de revenus. Il préconise une association de longue durée avec de grosses boîtes et trouve qu’il ne faudra pas toucher aux subsides qui sont accordés aux écuries et aussi au stakes money et aux salaires des employés.
Bonne stratégie commerciale
Michel Halbwachs. Ce patronyme en lui-même peut être considéré comme étant un des favoris pour l’un des poste laissés vacants. C’est le fils de Robert Halbwachs, un ancien président et le neveu de feu Jean Halbwachs et cousin du General Manager Benoît Halbwachs. Qui plus est, on dit que Gilbert Merven est très proche de son père. Michel Halbwachs a fait partie du board des Racing Stewards lors des dernières saisons. Il veut passer de l’autre côté de la barrière pour rejoindre l’équipe dirigeante et sera, de ce fait, à sa première tentative à ce niveau. Il préconise une plus grande rigueur à tous les échelons et trouve que le club doit être géré comme une entreprise avec une bonne stratégie commerciale. Son souci est aussi qu’en l’absence d’un partenariat avec le gouvernement, le statut de club privé est mal perçu par les autorités, sans oublier que la rumeur crée une mauvaise perception sur les courses.
Parmi les premières tentatives, on enregistre la candidature d’Edger Julienne jr. On l’a connu propriétaire chez l’écurie Perdrau avant de faire le saut chez Mahess Ramdin. Il se trouve maintenant au sein de l’écurie Maingard. Ce qu’il faut d’emblée savoir, c’est qu’un éventuelle élection de sa part fera qu’il devra, d’après les statuts du club, choisir entre être propriétaire ou être commissaire administratif. Quoi qu’on en dise, on dira qu’il est assez proche de Jean-Michel Giraud, lui qui est responsable du développement chez Médine Ltd. Il a décidé, après avoir écouté certains membres du club et pris connaissance de la situation précaire des finances du MTC, de se porter candidat. Son principal devoir une fois élu sera de réduire le déficit du club pour la survie des courses. Si des actions ont été prises pour réduire les pertes, il faudra davantage d’efforts pour que les sponsors ne se laissent pas influencer par la mauvaise perception véhiculée ces derniers temps. Pour le principal intéressé, ce ne serait pas une mauvaise chose de quitter le Champ de Mars pour engranger plus de revenus à travers les possibilités qui en découleront.
Absence de volonté
Le quatrième candidat est Yahia Nazroo. Avocat de profession, il a touché à un peu à tout au Champ de Mars. De photographe, il est passé avocat des jockeys avant d’atterrir dans la chambre des Racing Stewards. C’est comme commissaire administratif qu’il veut poursuivre son cheminement. Il a aussi travaillé sur les changements à apporter aux statuts du club et aussi sur les Rules Of Racing. Il dira que c’est en toute logique qu’il prend part à ces élections. Son but est d’apporter tout son soutien. Il se trouve comme étant quelqu’un qui ne se contentera pas de s’asseoir et ne rien faire. Tout comme Michel Halbwachs, il dit qu’il faudra trouver un accord avec le gouvernement pour s’assurer de la survie des courses et démontrer que cette industrie vaut qu’on s’y intéresse. Il faudra que les officiels du club suivent des cours pour être plus crédibles, alors que les membres soient plus partie prenante dans les affaires du club. Yahia Nazroo estime aussi que sont apport au niveau légal ne sera pas quantité négligeable tant au niveau administratif qu’au niveau des Racing Stewards. Notons que Yahia Nazroo a, l’année dernière, été pointé du doigt par l’ancien Chief Stipe Ian Paterson et aussi par l’entourage de l’écurie Foo Kune. Cependant, force est de constater qu’il s’en était sorti sans aucun blâme.
Pravin Desai, lui, sera à sa quatrième tentative. Comme quoi, cet architecte veut toujours accéder au poste de commissaire administratif et ne s’avoue pas battu. Il était présenté comme un candidat de Jean-Michel Giraud à sa première tentative et le demeure sans doute. Sa tâche sera de remettre les courses sur les bons rails, leur redonner leur lettres de noblesse après ce qu’il appelle les excès à la direction du club où, selon lui, il y a eu une absence totale de volonté, de politique cohérente et réfléchie. Ainsi, pour avoir été soutenu par plus d’un tiers des membres lors des précédentes assemblées générales électives, tout espoir est permis pour Pravin Desai, qui fait un appel aux “vrais” membres du MTC pour un appel au vote.