Le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree a présidé hier la toute première réunion du comité des sages, appelé à travailler sur la mise sur pied d’un curriculum approprié pour l’enseignement de l’Histoire de Maurice d’une façon plus précise dans le cursus du primaire et du secondaire. Autre objectif : faire entrer l’histoire en tant que matière à part entière dans les premières années du cycle secondaire.
Mettre en place un curriculum pour l’enseignement de l’Histoire de Maurice dans le système éducatif et introduire cette matière dans les premières années du secondaire. Tels sont notamment les objectifs d’un « comité des sages », dont la première réunion, hier, a été présidée par le ministre de l’Éducation en personne. Ce comité compte dans ses rangs des historiens de renom, mais aussi des amoureux de l’Histoire de Maurice, des pédagogues, des enseignants d’histoire, ainsi que des représentants du ministère, de la MIE, du MES, de la PSSA et du MGI, entre autres. La trentaine de membres présents ont noté les faiblesses dans l’enseignement actuel de l’Histoire de Maurice. Le ministre Bunwaree, pour sa part, a tenu à préciser que ce comité peut encore accueillir « d’autres historiens de valeur ».
L’accent sera mis sur la période moderne, autrement dit principalement sur les années entourant l’indépendance, mais sans toutefois négliger les périodes de colonisations, le but affiché étant de permettre aux élèves de maîtriser les événements ayant marqué notre histoire aux 20e et 21e siècles. Un travail en profondeur débutera d’ailleurs dès la semaine prochaine avec un comité technique émanant du comité des sages, et ce sous la présidence du Chief Technical Officer du ministère, le Dr Amode Taher, qui aura toute la latitude pour aborder tous les aspects entourant l’enseignement de cette matière : formation des enseignants, curriculum, méthodologie, pédagogie, modes d’évaluations, utilisation des technologies modernes… Ce comité travaillera à son rythme avec, dans l’idéal, des recommandations finales prêtes d’ici fin 2013 en vue d’une introduction officielle dans les écoles début 2014.
Vasant Bunwaree précise toutefois que le ministère ne soumettra le comité à « aucune pression » et le laissera travailler en toute quiétude. « L’Histoire doit être avant tout une passion. Il ne peut y avoir qu’une vérité », a-t-il souligné. Le ministre présidera ce comité de temps à autres afin de se tenir personnellement au courant de l’avancée des travaux.