PADMA MOULIN-UTCHANAH
Porte-Parole du Ralliement Citoyen pour la Patrie (RCP)

Le 11 mars 2019, une moto a pris feu à Port-Louis mais fort heureusement le drame a été évité de justesse. Le motocycliste est descendu du véhicule à temps. La semaine dernière, c’était une voiture à Poudre-d’Or Hamlet qui s’est enflammée. Le nombre de véhicules pris dans la tourmente des flammes depuis quelques mois est effarant. Il est grand temps que notre Premier ministre et la Central Investigation Division (CID) prennent à bras-le-corps ce phénomène.

Si la thèse de l’augmentation de la température a été privilégiée pour expliquer ces incidents, cette interprétation reste néanmoins très succincte et expéditive. Seules les preuves scientifiques communiquées au grand public par des experts peuvent étayer cette piste. Tout porte à croire que le gouvernement n’a jusqu’alors mené aucune enquête véritablement sérieuse sur chaque cas.
D’autres pistes doivent être exploitées :

1)Faire parvenir ces cas d’explosion aux constructeurs des véhicules afin de voir si des cas similaires ont été rapportés par d’autres pays. Il faut absolument travailler en étroite collaboration avec les constructeurs en vue de trouver les éventuelles causes et chercher au plus vite des solutions.

2)Retracer le parcours des automobilistes en traquant toutes les stations-service où les propriétaires se sont servis en carburant. Cela nécessite un travail de fourmi car il faut pister l’achat une semaine, voire 10 jours antérieurement à l’incident.

3)La CID doit dépêcher des techniciens de police dans les stations-service à travers l’île pour des visites surprises afin d’analyser le carburant. Il se pourrait que le combustible soit mélangé avec un autre liquide. L’entretien des cuves doit être vérifié également.

4)Dès l’arrivée des transporteurs de carburants au port, il faudra systématiquement prélever davantage d’échantillons du produit pour déterminer si le liquide n’aurait pas été frelaté ou trafiqué par le pays vendeur.

5)Procéder à une analyse des produits de liquide de refroidissement en vente sur le marché local.

L’urgence est de mise, car il s’agit là de la sécurité des citoyens, et il y a eu mort d’homme. Le gouvernement n’a pas le droit de rester impassible face à cette difficulté sans précédent dans notre pays. L’inertie du Premier ministre est complètement irresponsable. Faut-il attendre qu’il y ait d’autres morts pour qu’il daigne enfin réagir conformément aux devoirs de sa charge ?