Le 27 janvier, face à la demande du State Law Offi ce (SLO) d’un temps additionnel pour soumettre l’affi davit de la MRA, de la National Transport Authority (NTA), du ministère du Commerce et celui des Finances, corépondants dans cette affaire, le juge AF Chui Yew Cheong a étendu l’ordre intérimaire qu’il avait émis le 15 janvier. Les véhicules pointés du doigt par la Motor Vehicles Dealers’ Association (MDVA), importés du Japon, passés et enregistrés pour neufs à Maurice, restent ainsi bloqués à la douane.
“Il y a la loi, l’interprétation de la loi, mais aussi la malhonnêteté”, dit-on à la MDVA qui, rappelons-le, a logé le 15 janvier dernier une demande d’injonction pour interdire à la MRA et à la NTA de livrer des véhicules de seconde main qu’elle soupçonne faire partie d’un trafi c frauduleux. Certains avancent que ces voitures impliquées, même si enregistrées dans leur pays d’origine, sont neuves car n’ayant jamais été mises sur la route, donc avec un kilométrage zéro.
La MDVA insiste toutefois sur la loi qui est claire s’agissant des voitures neuves à Maurice, mais également des voitures de seconde main. Le règlement stipule qu’un véhicule de seconde main est un véhicule qui a déjà été enregistré dans son pays d’origine ; a plus de dix-huit mois et moins de quatre ans d’existence. Qui plus est, l’importateur doit disposer d’un permis d’importation.
Selon la MDVA, outre les véhicules bloqués à la douane, d’autres voitures semblables “unlawfully and illegally cleared and released” par la MRA et enregistrées à la NTA comme neuves sont en circulation sur nos routes. L’association a d’ailleurs demandé la saisie de celles-ci, dont certaines datent de 2009 voire de 2006, et souhaiterait qu’elles soient également considérées comme “prohibited vehicles” et renvoyées dans leur pays d’origine.
Il faudra attendre jusqu’au 18 février, date à laquelle les corépondants déposeront leur affi davit, pour connaître les explications des autorités concernées.