L’homme d’affaires Walter Wang Teh et le ressortissant français Fréderick Philippe Fernandez Gimenez ont comparu devant les Assises ce matin devant le juge Benjamin Marie-Joseph. Il leur est reproché d’avoir importé de la drogue pour en faire un trafic. L’homme de loi du Français, Me Hajee Abdoolah, a fait comprendre qu’il avait fait parvenir une lettre au Directeur des poursuites publiques (DPP) pour que ce dernier considère une réduction de la charge logée contre son client. La poursuite a demandé plus de temps afin de faire connaître sa position. Le juge Benjamin Marie-Joseph a ainsi renvoyé l’affaire au 9 juillet. Walter Wang Teh a quant à lui demandé un délai d’un mois afin de se trouver un avocat.
Les faits remontent au 12 février 2013. Des douaniers de l’aéroport SSR ainsi que des membres de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) avaient interpellé Fréderick Gimenez, en provenance de Madagascar, avec 278 g d’héroïne, 4,7 g de cocaïne et une tablette de Subutex, le tout d’une valeur de Rs 4 251 000. Questionné par l’ADSU, le ressortissant français avait dit être venu à Maurice sur les instructions d’un Malgache du nom d’Ayed Abdou, tout en précisant que son contact local était un certain Jet. L’ADSU devait alors mettre sur pied un exercice de livraison surveillée afin d’interpeller le contact en question. La transaction devait se faire à l’hôtel Voila, à Bagatelle. Le passeur français, qui avait déjà une chambre réservée à l’hôtel, aurait ainsi attendu que son contact mauricien arrive, et ce sous la supervision de la police. Ce n’est que le lendemain, dans la matinée, qu’une femme de chambre aurait remis une enveloppe à Gimenez contenant une somme d’argent et une note qui lui était adressée. C’est en visionnant les images des caméras de vidéosurveillance de l’hôtel que les policiers ont réussi à intercepter l’homme d’affaires, qui tentait de glisser un colis sous la porte de la chambre du passeur français. Arrêté, Walter Wang Teh devait admettre avoir importé de la drogue car il avait des difficultés financières.