A partir de la semaine prochaine, je vais partager avec vous des impressions glanées lors d’un récent séjour à Cuba. Pourquoi avoir choisi Cuba plutôt qu’une autre destination plus à la mode — et moins éloignée de Maurice — pour y passer des vacances ? Tout simplement parce que je voulais visiter cette île tropicale à nulle autre pareille gérée selon les normes du socialisme alors qu’elle se trouve, géographiquement, à moins de cent kilomètres du symbole même du capitalisme : les Etats-Unis. Parce que pour les gens de ma génération — et beaucoup des suivantes qui ont, à un moment ou à un autre, rêvé de construire un monde meilleur —, Cuba représente la mise en pratique d’un concept, d’une idée, d’une manière de vivre qui étaient l’espoir de millions d’êtres humains à travers le monde au siècle dernier : le socialisme. Un système qui, tout au moins dans sa définition, devait instituer l’égalité et la fraternité entre les hommes dans le cadre d’une société nouvelle où les lendemains chanteraient éternellement. Un système qui a implosé dans tous les pays du monde où il a été mis en pratique sauf à Cuba — et en Corée du Nord. Pour essayer de comprendre le Cuba d’aujourd’hui, il faut absolument remonter à ses origines historiques et se rappeler les principales étapes de son évolution politique. C’est ce que je vous propose de faire avec ce premier volet qui résume l’histoire riche, passionnante et passionnée de l’ancienne porte des Amériques de l’empire espagnol devenue le dernier bastion du socialisme dans le monde.