Depuis jeudi, des éléments du Forensic Science Laboratory (FSL) sont venus épauler les sauveteurs de la Fire and Rescue Team et la Special Mobile Force (SMF) dans l’entrepôt incendié de Shoprite, à Trianon. Le FSL compte examiner certaines substances pouvant indiquer la présence ou les restes du corps de Sandesh Domah (24 ans), le seul employé qui n’a pas répondu à l’appel après l’éclatement du sinistre vers 18 heures dimanche dernier.
Le personnel scientifique a effectué dans certains secteurs du bâtiment des prélèvements d’indices, qui sont en cours d’examen au laboratoire de Réduit. Il est d’ailleurs encore sur place en ce vendredi pour poursuivre l’exercice. Entre-temps, les pompiers sont toujours à l’oeuvre pour déblayer les 250 à 300 tonnes de marchandises qui étaient stockées à l’intérieur de l’entrepôt.
Par ailleurs, les sauveteurs doivent faire face à un nouveau désagrément, à savoir le traitement de produits qui n’ont pas brûlé, mais qui commencent à se décomposer. « L’odeur commence à devenir insupportable », explique un pompier. Néanmoins, leur objectif est de retrouver le disparu et les recherches sont en cours en cette fin de semaine. La police ne souhaite donc pas que des pelleteuses déblayent les débris, car, explique-t-elle, « il y a de forts risques que des preuves soient détruites ». Entre-temps, les policiers du Scene of Crime Office (SOCO) ont pris des photos dans le bâtiment pour des besoins d’enquête placée sous la supervision du DCP Anil Kumar Dip et du surintendant Daniel Monvoisin.
La réouverture du Trianon Shopping Park dans l’immédiat est donc en suspens. Le comité technique institué cette semaine attend des rapports des pompiers sur l’aspect sécurité, du ministère de la Santé concernant la qualité de l’hygiène sur place (surtout alimentaire), et celui de l’Environnement pour la qualité de l’air. Une réunion est prévue aujourd’hui pour passer en revue la situation. Entre-temps, les gérants des commerces du centre commercial ont eu l’autorisation des autorités pour effectuer un constat dans leur local. Selon nos renseignements, seule une partie de l’hypermarché Shoprite a été affectée, soit la section poissonnerie, où l’eau utilisée par les pompiers s’est accumulée. Les autres commerces, eux, sont intacts.