• Des 34 800 photos prises par les radars pour non-respect de la limite de vitesse, 31 300 ont été rejetées
  • Des manquements dans des projets du ministère des Infrastructures publiques sont mis en exergue dans le rapport de l’Audit. En effet, l’absence de règlements pouvant mettre de l’ordre dans le fonctionnement de divers organismes sous la tutelle de ce ministère est décriée.

En cinq ans, le nombre d’accidents sur nos routes a augmenté de 38%, pour passer à 43%. Ce chiffre, révélé dans le rapport de l’Audit, n’est guère réjouissant pour le ministère des Infrastructures publiques, qui a mis en place une National Road Safety Strategy visant à conscientiser le public, à légiférer et à faire respecter les lois. Selon le rapport, des 34 800 photos prises par les caméras de surveillance routière pour non-respect de la limite de vitesse, 31 300 ont été rejetées, soit la plupart. De ce 34 800, 20 400 photos démontrent que les plaques d’immatriculation ne sont pas aux normes, certains véhicules n’ont pas de plaque d’immatriculation devant et d’autres en ont une abîmée.

Malgré les règlements de la Road Traffic Act, le rapport déplore que certains motocyclistes y fassent fi. Les photos, dit le rapport, ont également démontré que la taille et l’espace des caractères sur les plaques d’immatriculation ne sont pas conformes aux règles établies. De ce fait, les images prises sont détruites en raison de la non-conformité aux règlements. Pour que l’objectif de la National Road Safety Strategy puisse être atteint, le directeur de l’Audit demande que les règlements soient appliqués. De son côté, le ministère soutient qu’il est « difficile » pour les motocyclistes et automobilistes d’échapper aux opérations de “crackdown” menées par la police. De plus, des études sont actuellement effectuées concernant l’installation des puces dans les motocyclettes qui pourra devenir une réalité.

Alors que des campagnes ont été menées pour que chaque motocycliste soit formé par une moto-école avant de conduire un deux-roues, le rapport de l’Audit révèle qu’il n’existe « aucun règlement » pour obliger un candidat à suivre ce cours avant de passer son test. Selon le document, un contrat, dont le montant s’élevait à Rs 16,5 millions, avait été signé en août 2016. En vue de réduire le nombre d’accidents, ayant augmenté en cinq ans, le directeur demande au ministère de présenter des mesures pour que les aspirants motocyclistes puissent suivre un cours dans une moto-école. Au niveau du ministère, un plan et des règlements sont élaborés à ce sujet.

Des critiques sont aussi émises contre la National Transport Authority. Le rapport note que la déclaration d’impôts n’a pas été faite par les propriétaires d’autobus ou de voitures comme le stipule la Road Traffic Act. De ce fait, la NTA demande que les règlements soient respectés. Au cas contraire, elle pourra révoquer le permis d’opération de ces propriétaires.

Par ailleurs, les véhicules du gouvernement n’ont pas été examinés par les centres de fitness privés. Le directeur de l’Audit rappelle avoir écrit sur ce point l’an dernier, avançant que les règlements ne sont toujours pas respectés. De plus, selon le rapport, il faut que ceux-ci soient amendés pour que les propriétaires de taxis déboursent Rs 300 lorsqu’ils font examiner leur véhicule. Un des éléments mis en relief à ce sujet concerne la signature d’accord avec les trois centres de fitness privés. Le rapport avance qu’à décembre 2018, aucun contrat n’avait été signé avec eux depuis leur entrée en opération il y a deux ans. Pour le ministère des Infrastructures publiques, le contrat sera bientôt signé.