Si, en proie à une invasion d’escargots, les nénuphars du Jardin botanique de Pamplemousses ont, l’année dernière, été sauvés de justesse, d’autres menaces pèsent sur le site. Arbres envahis de termites, pont en ruines, arnaques, personnel non-qualifié. Une situation qui nuit au cachet touristique de ce lieu, malgré les initiatives prises par le conseil d’administration du jardin, qui, depuis un an, a connu divers changements à sa tête.
«Les années passent et se ressemblent. Bien que la sonnette d’alarme ait été tirée à de nombreuses reprises, la situation reste la même», disent plusieurs habitués du Jardin de Pamplemousses. Pour cause: l’état de dégradation du jardin. Certes, disent nos interlocuteurs, de récentes initiatives ont été prises par le Conseil d’administration du jardin pour un relooking et son entretien; du personnel a été recruté. Cependant, au niveau de l’entretien des plantes et autres constructions historiques du jardin, c’est une autre histoire, disent-ils. Et de faire ressortir que plusieurs plantes sont toujours en danger. Certaines plantes rares auraient été déracinées mais jamais remplacées, observe une source. Elle cite en exemples le Hevea brasiliensis de Maurice – arbre dont on extrait un latex utilisé pour être transformé en caoutchouc – et le cacaotier, qui ont disparu du jardin.
Autre menace pesant sur les plantes du jardin: l’invasion des termites. Selon notre source, un grand nombre d’arbres sont envahis de termites depuis 7-8 ans. Pour gérer la situation, la direction du jardin n’a trouvé d’autres solutions que d’abattre certains arbres, soutient notre source, indiquant que «lorsque le directeur du jardin a contacté le département d’anthologie du ministère de l’Environnement, la réponse qu’il a obtenue a été qu’il fallait couper ces arbres.» Et de s’interroger: «Si une personne souffre de maladie cardiaque, faut-il la tuer ou lui faire suivre un traitement?»