Le président de la Fédération mauricienne de Tennis, également sélectionné en tant que joueur pour les JIOI, Kamil Patel, a été désigné pour être porte-drapeau du Club Maurice. Qu’on le veuille ou non, cette désignation, dont la responsabilité incombe au comité composé des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports, du comité de suivi et du Club Maurice, nous interpelle. Et ce, pour une raison bien spécifique, voire une question de principe.
 Car il ne faut pas oublier qu’avant d’être un sélectionné de l’équipe mauricienne, Kamil Patel est avant tout un président élu d’une fédération. En tant que tel, ceux concernés n’auraient pas dû lui confier cette responsabilité. Qui plus est, le principal concerné avait – au cas où certains l’auraient oublié – raccroché pendant un très long moment pour se consacrer ensuite au rôle de dirigeant. Ce n’est seulement qu’à quelques mois des Jeux qu’il a repris le chemin de la compétition. Pour nous donc, il est clair que Kamil Patel ne répond aucunement au profil de porte-drapeau et ceux concernés auraient dû désigner quelqu’un d’autre.
 Autre impair constaté demeure sans conteste les survêtements en rouge et noir présentés, mercredi soir, à Bel Ombre. On se demande – et ce n’est pas la première fois – comment les responsables ont pu accepter une telle démarche quand ont sait que les couleurs officielles du Club Maurice doivent être rouge ou blanc ou les deux. La question que l’on devrait se poser est de savoir comment l’opinion publique aurait réagi en France si, à titre d’exemple, l’équipementier de l’équipe de France avait décidé d’inclure une couleur autre que les couleurs traditionnelles et officielles sur les survêtements ?
 Une autre question concerne le Club Maurice. Y aura-t-il une tenue officielle dans laquelle les sélectionnés défileront lors de la cérémonie d’ouverture ? Car mercredi dernier, soit lors du dernier rassemblement, aucune tenue officielle de défilé n’a été présentée. Est-ce à dire qu’ils défileront en survêtement ? Pour conclure, nous avons appris de source sûre qu’un sélectionné d’une discipline phare aurait été contraint par un dirigeant de descendre du bus qui véhiculait les athlètes vers Bel Ombre, mercredi. On lui aurait tout simplement dit qu’il n’était pas invité. Pourquoi ? C’est le grand mystère. Ce qui est sûr, c’est que cette scène a révolté ceux présents.