La presse nous a informé que la direction des postes a décidé que des jeux d’argent y seront bientôt offerts en vente, ceci, afin de renflouer leurs caisses…
Les ID Assistants, qui touchent autour de Rs 6 000 lors de leur recrutement, et dont la tâche consiste à aider les clients venant pour l’accès à l’internet, seront désormais là pour vendre des coupons de jeux et autres cartes à gratter derrière un comptoir.
Quelle clientèle sera visée principalement ? Ne savons-nous pas que ce sont les nombreux bénéficiaires des pensions et prestations sociales qui se rendent surtout à la poste pour toucher leur pécule ?
Qu’en pouvons-nous conclure ? Que les autorités, inspirées par un cynisme cruel, vont se servir de cette source potentielle de revenus, à portée de main, comme appâts, avec le matraquage publicitaire abrutissant que l’on connaît pour attirer le client. N’est-ce pas là une motivation mortifère qui finira par anéantir le peu de valeurs humaines subsistant encore dans cette masse acculée au cercle vicieux des illusions éphémères ? Quand on connaît le désespoir des ménages aux faibles revenus pris dans l’engrenage de l’endettement et se débattant dans le cercle vicieux de la misère, c’est tout simplement le coup de grâce. Et c’est un quasi crime envers un pan de la société.
Peut-on ignorer que l’addiction aux jeux est un fléau rampant qui détruit de plus en plus de familles ? Qu’elle développe des comportements compulsifs tels que la vie de ces personnes devient infernale ? Pire, transformer ce qui était un Service Public en une simple entreprise comme les autres parce qu’elle a été privatisée. Est-ce cela le progrès et l’innovation qui nous est servie ? Et l’on s’étonnera de l’augmentation des délinquances et autres comportements compulsifs. Ici, des mouvements d’enfants nous ont alerté pour dire combien, ces derniers sont attirés, tant dans les quartiers populaires des villes que dans les régions rurales. Et sadiquement, un arsenal de répression se mettra en place pour punir les « malfaisants ». Société hypocrite si elle laisse faire ainsi !
Car lorsque les jeux sont devenus excessifs dans plusieurs pays du monde, quelle a été la réaction des autorités de ces pays ? Une action vigoureuse de lutte et de prévention a été enclenchée.
En France, plus de 200 enquêtes par questionnaire sur des échantillons représentatifs de la population ont été menées : « La problématique du jeu a été intégrée dans le Plan de prise en charge et de prévention des addictions (2007-2011) du ministère de la Santé afin de favoriser le dépistage et la prise en charge des joueurs en difficulté au sein des programmes de soins des centres d’addictologie. Le groupe d’experts recommande la formation des intervenants (médecins généralistes, psychologues, travailleurs sociaux…) aux problèmes du jeu pathologique, et le développement de thérapies brèves, qui pourraient améliorer l’accès aux soins. Car la plupart des joueurs pathologiques pensent pouvoir s’en sortir seuls : d’après deux études épidémiologiques américaines, 7 à 12% des joueurs pathologiques ont cherché une aide auprès de professionnels ou d’associations de joueurs anonymes. Autres préconisations : le développement d’une ligne d’écoute nationale et diverses actions d’information, en particulier sur les sites de jeux de hasard et d’argent sur Internet. Reste à l’État l’exercice délicat de jongler entre la protection des citoyens et la promotion du jeu qui lui rapporte tout de même quelques subsides (6 milliards d’euros) ». Isabelle Bousquet Maniguet – le 23/07/2008.
Et chez nous qu’en est-il ? Anne, ma soeur Anne, je ne vois rien venir sauf que des sommes astronomiques sont engrangées, semaine après semaine, comme indiqué dans les statistiques ci-dessous, rien que pour un seul de ces jeux :