Le Commissaire électoral, Irfan Rahman
  • Le collectif « Nu lavwa nou dinite » prévoit des manifestations de 11 personnes dans les 20 circonscriptions jeudi
  • Patrick Assirvaden, président du Parti Travailliste : « Nous recueillons chaque jour de nouveaux éléments »
  • Reza Uteem du MMM: « Liste électorale : possible violation de l’article 1 de la Constitution »

A une dizaine de jours du délai pour loger en Cour suprême des pétitions électorales, le mouvement de contestation contre les anomalies et manquements relevés lors du scrutin du 7 novembre commence à prendre forme.

Alors que les hommes de loi du Parti travailliste et de ses partenaires politiques continuent à collecter des informations afin de loger une pétition contestant les élections générales en Cour suprême, d’autres organisations se mobilisent dans une tentative de continuer à alerter l’opinion publique, et ce en vue de saisir en Cour suprême d’un éventuel recours

Le comité de légistes institué par l’opposition se rencontre cet après-midi au bureau de Me Gavin Glover, Senior Counsel, pour un premier contact et coordonner leurs actions en vue d’une initiative commune devant la Cour suprême. Ce comité est constitué de Satish Faugoo et de Ritesh Ramful pour le Parti travailliste, de Kushal Lobine et de Jacques Panglose pour le PMSD et de Reza Uteem et Veda Baloomoody pour le MMM.

Auparavant, en fin de matinée, le leader du PMSD et ses collaborateurs auront rencontré le commissaire électoral Irfan Rahman pour discuter des différentes anomalies qui ont été constatées le 7 novembre dernier lors des élections dans le but d’obtenir une explication crédible du commissaire électoral. « À la lumière des informations obtenues, nous nous aviserons concernant la ligne à suivre sur le plan légal », a déclaré Xavier-Luc Duval.

Du côté du Parti travailliste, le leader de l’opposition, Arvin Boolell, observe que le comité de légistes travaille d’arrache-pied pour recueillir le maximum de preuves substantielles et déplore que jusqu’ici la Commission électorale ait été dans l’impossibilité de donner des explications tangibles concernant diverses anomalies constatées. Il a observé que des manquements de la Commission électorale avaient amené les autorités à organiser de nouvelles élections aux Maldives et au Kenya.

Patrick Assirvaden observait ce matin que « chaque jour, nous recevons de nouveaux éléments qui viennent s’ajouter à la liste des anomalies ». Il a précisé que les juristes de son parti continuent à collecter des informations et il s’est dit certain de pouvoir en recueillir suffisamment en vue d’une pétition contestant les élections en Cour suprême.

Pour sa part, Reza Uteem est convaincu que la principale anomalie se rapporte aux dispositions de la Representation of People Act concernant les registres électoraux qui serait en contradiction avec l’article 1 de la Constitution.

De son côté, le Collectif « Nu lavwa nou dinite » a réuni un grand nombre de personnes à Plaine Lauzun dimanche. « Nous ne nous attendions pas à avoir autant de personnes dont certains étaient des candidats malheureux aux élections générales », explique Anishta Babooram qui figurent parmi les promoteurs de ce mouvement.

« Nous nous proposons d’organiser dès jeudi des groupes de contestation  composés de 11 personnes dans toutes les 20 circonscriptions de l’île et nous envisageons d’organiser un rassemblement à Port-Louis le 30 novembre prochain », a-t-elle ajouté.

La possibilité que le collectif se joigne à l’action initiée par les partis de l’Opposition est envisagée. En attendant, il n’est pas impossible que les candidats malheureux portent une affaire en Cour suprême sur la base des informations dont ils disposent.