Comment écrit-on un court métrage ? Où repérer les lieux qui serviront de décor pour raconter son histoire ? Quoi faire pour avoir une lumière qui cadre avec la scène tournée ? À qui confier les rôles imaginés sur papier ? Autant de questions à se poser si l’on souhaite se lancer dans la réalisation d’un court métrage. D’où les ateliers proposés pendant le festival et animés par des professionnels. Le parrain Moussa Touré interviendra pour une Master class ouverte au public.
Je suis programmateur !
Les recettes de Jacques Curtil

Jeudi 27 et vendredi 28 septembre; Lycée des Mascareignes
Jacques Curtil, codirecteur du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, sera des nôtres de nouveau cette année pour un atelier intitulé “Je suis programmateur !” Dédié aux élèves du Lycée des Mascareignes, il sera une réplique exacte de celui de l’an dernier. “L’atelier consiste à intervenir avec une classe de second degré, option Audiovisuel, en vue de composer un programme de courts métrages dans le but d’être projeté à un public généraliste”, souligne Jacques Curtil. Il sera nécessaire de définir ce qu’est un programme de courts métrages, de poser tous les critères permettant de le composer, tant au niveau du public visé, de la durée du programme, des recettes de base, des choses à ne pas faire, de la répartition des films…
Écrire Court
Jean-Luc Gaget et le désir d’histoire
Du lundi 24 au samedi 29 septembre, de 9h à 18h; municipalité de Beau Bassin/Rose-Hill

Jean-Luc Gaget, scénariste, remplace cette année Olivier Gorce pour cet atelier, à la demande de ce dernier. “L’écriture de scénarios est une activité très monastique, et j’ai besoin, régulièrement, de me confronter au travail des autres, et surtout à celui de cinéastes débutants, qui m’en apprennent autant que je peux leur en apprendre. Leur désir d’histoire est pour moi une grande source d’énergie. Notre métier de scénariste est de plus en plus contaminé par le formatage. La culture télévisuelle est un rouleau compresseur contre lequel il faut lutter.”
Le scénariste se propose d’accompagner de façon intensive la concrétisation de deux projets d’écriture de fiction.
Notre histoire n’a pas d’images
Chantal Richard en mode repérage
Du lundi 24 au samedi 29 septembre, de 9 à 18h; IFM

À travers cet atelier, Chantal Richard, documentariste, accompagnera trois jeunes réalisateurs dans chacune des étapes de leurs projets de documentaire. Présente depuis trois ans déjà, Chantal Richard proposera cette fois un atelier un peu différent. “Cette année, la démarche est un peu différente, et il est passionnant qu’elle évolue vers un accompagnement plus en profondeur. J’ai évidemment lu ces projets de films pour préparer la semaine : trois mondes, trois regards, trois désirs différents, qui promettent un travail très riche ! Nous allons donc repérer ensemble les lieux, rencontrer les personnages, mesurer les écarts entre les rêves d’une première écriture et la réalité, voir des films en lien avec les traitements choisis, parler beaucoup, rêver ensemble ces films…”
Jeux d’acteurs
De l’autre côté du miroir avec Farid Bentoumi

Du lundi 24 au samedi 29 septembre de 10h à 17h; Studio SR Dance, Quatre-Bornes
La sixième édition du festival verra la mise en place de ce nouvel atelier dédié aux comédiens. Farid Bentoumi s’en explique : “Je crois que, si l’histoire, le scénario, sont à la base d’un bon film, rien ne peut se faire sans un vrai travail des comédiens. Ce travail, je ne crois pas qu’il puisse se faire face à un miroir, comme une certaine mythologie du travail d’acteur voudrait le faire croire. Je crois qu’il se fait avec le réalisateur directement. Pour l’atelier, nous allons travailler, avec des acteurs mauriciens, le jeu devant la caméra. Nous travaillerons sous forme d’atelier, dans le sens où il n’y aura pas le maître et les élèves, mais un vrai échange de savoirs. Mon but est d’apprendre des acteurs autant qu’eux apprendront de moi.”
Lumières de cinéma
L’éclairage de Nicolas Roche
Du lundi 24 au samedi 29 septembre, de 9h à 18h; Media Rentals, Phoenix

Cet atelier technique sera organisé pour la deuxième fois et sera animé par Nicolas Roche, chef opérateur diplômé de l’école nationale supérieure Louis Lumière. Il est dédié aux techniciens professionnels de l’audiovisuel, cadreurs et électriciens. “L’objectif principal est que les participants s’accaparent la technique et que celle-ci devienne le cadre de choix esthétique (et non un impératif extérieur). Concrètement, face à une scène de nuit, ils devront dire s’il est possible de tourner cette scène de jour, en bouchant les fenêtres, ou s’il est préférable de la tourner de nuit pour percevoir la ville illuminée au loin. S’il faut tel type de caméra ou tel autre pour suivre aisément un personnage, ou isoler celui-ci du fond. Ces choix peuvent avoir des conséquences économiques. Le travail de l’opérateur est à la jonction de l’économie, de la technique et de la création”, souligne Nicolas Roche.
Réalisateurs : Faites valoir vos droits !
Curtil et Constantin vont droit au but

Samedi 29 septembre de 16h à 18h; l’Atelier littéraire, Port-Louis; Inscriptions : Rs 100; Réservation : 467-4222
Cet atelier ouvert est axé sur les droits d’auteur en cinéma en France et ailleurs. Jacques Curtil et David Constantin en seront les animateurs. Ils illustreront, à la lueur de leurs expériences, les réalités du terrain. “On s’est rendu compte que les droits d’auteurs n’étaient pas clairement définis, par exemple par la MASA. Les droits sont un peu calqués sur les droits de la musique; il n’y a pas de notion d’auteur de l’audiovisuel. Ceux qui ont fait des films ne sont pas vraiment conscients que chaque diffusion leur donne droit à des droits d’auteurs. Le but est de leur dire à quoi ils ont droit et comment percevoir ces droits. Cela déborde aussi sur ce qu’ils n’ont pas le droit de faire, quand on utilise la musique par exemple”, résume David Constantin.