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Si la campagne anti-tabac a donné des résultats mitigés avec une baisse relative des fumeurs, on notera cependant un nombre grandissant de « vapoteurs » – qui sont ceux qui fument la cigarette électronique comme un moyen pour réduire leur dépendance de la cigarette normale. Cependant la vente des cigarettes électronique n’est pas officiellement autorisée à Maurice.

Une tentative d’arrêter formellement la vente des cigarettes électroniques de la part du Ministère de la Santé s’est soldée par un échec. Le ministère a été contrainte en juin 2018 de mettre sur pied un comité technique pour se pencher sur la révision du Public Health (Restrictions on Tobacco Product) Regulations 2008, afin d’être en conformité avec les conseils de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Jusqu’ici au niveau international aucun organisme de recherche n’a confirmé la toxicité des éléments utilisés pour vaporiser dans la cigarette électronique. En Allemagne ou aux Etats-Unis, on parle des dommages que peuvent causer la fumée « vapotée » aux organismes sensibles du corps humain. Si au niveau de certaines universités allemandes, on infirme les effets néfastes de la fumée vapotée, il n’y a eu aucune étude scientifique concluante jusqu’ici pour déterminer de manière claire et nette sa nocivité sur les organismes sensibles humains.

Par contre, pour ce qui est de la cigarette normale, c’est connue qu’elle est la cause du cancer à divers degrés notamment le cancer du poumon. Après la mise sur pied du comité technique du ministère de la Santé l’année dernière, il est temps d’informer le public sur l’évolution des recherches scientifiques quant aux effets nocifs de cette cigarette sur la santé humaine et aussi sur la régularisation de la vente de ce produit électronique sur le marché mauricien.