“Ce matin d’été, quand Tikoulou arrive sur la plage pour y retrouver son ami Matapan, des algues vertes flottent sur la mer et une écume noire longe la plage.” La première phrase du dernier album de Tikoulou n’augure rien de bon pour notre petit camarade rasta, qui se retrouve embarqué dans une nouvelle aventure avec son ami Matapan. Mais est-ce vraiment une aventure ? Le ton de ce dernier album qui sort cette semaine ressemble davantage à une mise en garde sur un des dangers réels qui guettent l’environnement.
Écrite par Nathacha Appanah, la dernière histoire de Tikoulou tire la sonnette d’alarme et rappelle aux petits comme aux grands que le non-respect de l’environnement aura des conséquences graves. Les algues vertes, les écumes noires, l’odeur nauséabonde ne sont que les premiers signes. Si on ne parvient pas à apaiser la colère de l’Esprit de la mer, il s’en prendra aussi à la terre. Plus d’eau, plus de litchis, ni de mangues : “Qu’adviendra-t-il de ce pays si fertile et si beau ?”
Les mines de Matapan et de Tikoulou s’assombrissent souvent. Mais il est encore temps de sauver le monde. Dans la quête d’une solution, les deux garçons retrouvent d’anciens compagnons, visitent le fond des océans, les îlots, et font acte de bravoure pour rétablir l’équilibre.
Ce quinzième album de Tikoulou continue la mission commencée par Pascale Siew et Henry Koombes avec Au Pays du Dodo. Les dessins de l’artiste demeurent naïfs et colorés et permettent une immersion spontanée dans cet univers. Au loin, on reconnaît le Coin de Mire, on se balade sur l’île Plate, on retrouve les dauphins. Tout cela est si familier.
Publié par les éditions Vizavi, L’étrange été de Tikoulou est disponible en librairie à Rs 290.