Le ministre des Collectivités locales Anwar Husnoo est en mission à Manchester, en Angleterre, avec le Permanent Secretary du ministère dans le but de rencontrer cette semaine le maire de la ville ainsi que ses conseillers. Objectif : s’inspirer du modèle mancunien en ce qu’il s’agit de “Smart City” et de l’expérience législative de cette ville anglaise.
Manchester intéresse en premier lieu Maurice car cette ville est considérée comme une “Smart City” réussie, et dont le leitmotiv est de favoriser une qualité de vie élevée à ses habitants. Le ministre Husnoo rencontrera l’initiateur du concept de ville intelligente ainsi que le maire, sir Richard Leese.
Le deuxième volet de cette mission s’inscrit dans le cadre des amendements à apporter à la Local Governement Act. Après de premiers amendements an avril 2015, la deuxième phase de ces amendements comprendra une profonde réforme de la loi sur les collectivités locales. Au ministère, on indique que les consultations avec les différents Stakeholders ont déjà débuté.
Maurice veut s’inspirer des expériences législatives des pays du Commonwealth, tels l’Angleterre, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Le ministre Husnoo rencontrera le maire et les conseillers de la ville de Manchester cette semaine. Au menu des discussions : la pratique de la loi sur les administrations locales, la finance, le partage du pouvoir, le mécanisme de comptabilité, les champs d’intervention, le partage de juridiction, la santé, le pouvoir législatif, l’outil d’aménagement du territoire et les facilités pour le développement foncier, entre autres. La partie mauricienne s’intéresse également beaucoup au LED Lighting. Les collectivités locales ont en effet l’intention de remplacer les systèmes d’éclairage actuels, qui utilisent des ampoules CFL.
Le coup d’envoi de la deuxième phase des amendements de la Local Governement Act a été donné le 27 juillet de cette année avec une réunion au ministère des Collectivités locales, ayant vu la participation des représentants des villes, des villages  et du ministère des Terres et du Logement, ainsi que du commissaire électoral. Pour rappel, les premiers amendements (Phase 1) à cette loi, votée en 2011, avaient été apportés en avril 2015 pour permettre notamment l’augmentation du nombre de conseillers de trois à quatre pour les dernières élections municipales.