La connexion entre Navind Kistnah et le trafiquant de drogue notoire, Peroumal Veeren, ne fait plus aucun doute pour les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). D’une part, il y a les révélations du directeur de KUN Management INT, société de courtiers à la douane, au sujet de la main invisible de Peroumal Veeren dans les importations d’héroïne au sein de conteneurs, notamment les 135 kilos dans six compresseurs du 9 mars dernier à bord du MSC Ivana venant d’Afrique du Sud. D’autre part, la déposition du même Veeren devant la commission Lam Shang Leen dénonce le clan Kistnah/Dewdanee comme étant le pivot de ce réseau de drogue, avec Maurice comme plateforme. Toutefois, avec la nouvelle étape de l’interrogatoire du Star Witness-in-Waiting, l’ADSU détient des informations cruciales sur le réseau de contacts de Peroumal Veeren à Maurice et sur le plan international. L’Exhibit privilégié n’est autre que la Sim Card du téléphone cellulaire en possession de Navind Kistnah lors de sa fuite à l’étranger à la suite de la saisie de la première cargaison de 135 kilos d’héroïne en date du 9 mars, avec plus de 150 appels et SMS échangés par jour.
La connexion entre Navind Kistnah et le trafiquant de drogue notoire, Peroumal Veeren, ne fait plus aucun doute pour les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). D’une part, il y a les révélations du directeur de KUN Management INT, société de courtiers à la douane, au sujet de la main invisible de Peroumal Veeren dans les importations d’héroïne au sein de conteneurs, notamment les 135 kilos dans six compresseurs du 9 mars dernier à bord du MSC Ivana venant d’Afrique du Sud. D’autre part, la déposition du même Veeren devant la commission Lam Shang Leen dénonce le clan Kistnah/Dewdanee comme étant le pivot de ce réseau de drogue, avec Maurice comme plateforme. Toutefois, avec la nouvelle étape de l’interrogatoire du Star Witness-in-Waiting, l’ADSU détient des informations cruciales sur le réseau de contacts de Peroumal Veeren à Maurice et sur le plan international. L’Exhibit privilégié n’est autre que la Sim Card du téléphone cellulaire en possession de Navind Kistnah lors de sa fuite à l’étranger à la suite de la saisie de la première cargaison de 135 kilos d’héroïne en date du 9 mars, avec plus de 150 appels et SMS échangés par jour.
Dorénavant et pour les prochaines séances d’interrogatoire, les limiers de l’ADSU, menés par le surintendant Sharir Azima, sous la supervision du Deputy Commissioner of Police Choolun Bhojoo, se concentreront sur le décryptage de la centaine d’appels téléphoniques de courte durée ou de SMS échangés par Navind Kistnah et ses contacts à Maurice ou dans d’autres pays étrangers. L’ADSU est déjà en présence officiellement de l’Itemised Billing de ce téléphone cellulaire pour la période allant du 8 mars dernier, soit le jour du départ de Navind Kistnah pour l’Afrique du Sud, au 28 mars, date à laquelle il avait été appréhendé par les autorités au Mozambique vu qu’il ne détenait aucun titre de séjour ou de pièces d’identification.
Dans un premier temps, Navind Kistnah a été interrogé, en présence de ses conseils légaux, dont Mes Rama Valayden et Neelkanth Dulloo, au sujet d’un numéro de téléphone attribué par les services de téléphonie mobile à Maurice, numéro, qui est revenu de manière régulière et systématique dans le relevé. Le suspect a indiqué que cet abonné est une femme, mais il s’est gardé de donner la confirmation que cet abonné n’est nul autre que Christelle Bibi, la gérante du magasin, qui ne s’ouvre qu’une fois la semaine.  Celle-ci, qui a été épinglée par l’Independent Commission Against Corruption et l’ADSU, rendait régulièrement visite à Peroumal Veeren en prison.
L’ADSU soupçonne que ce contact féminin ne faisait que transmettre des messages de Veeren à Kistnah et vice-versa. Devant la réticence momentanée de Navind Kistnah de franchir ce pas pour révéler l’identité de cette intermédiaire, l’ADSU prévoit d’aborder dès cette semaine un autre volet crucial, soit l’identité des contacts derrière les numéros de téléphone à l’étranger, avec des appels suivis entre le 8 et le 28 mars dernier.
Des recoupements d’informations effectués auprès des sources concordantes indiquent qu’outre le nombre nettement supérieur à 150 appels et SMS par jour, des échanges avec des interlocuteurs dans d’autres pays étrangers se révèlent être cruciaux pour les besoins d’enquête au sujet de ces importations massives d’héroïne en une si courte période. Ainsi, il est question d’appels téléphoniques entre l’Afrique du Sud, où se trouvait Navind Kistnah, et le Mozambique dans un premier temps, des appels venant des abonnés se trouvant en Tanzanie au Mozambique, où s’était rendu le directeur de KUN Management INT pour en vain d’échapper à une extradition, du Malawi au Mozambique et encore de la Turquie au Mozambique.
Les hommes du DCP Bhojoo s’intéressent à établir la carte de contacts internationaux de Peroumal Veeren à travers la Sim Card en possession de Navind Kistnah. Celui-ci, qui sait des fois faire preuve de mémoire sélective comme ce fut le cas de Dade Azaree initialement et de Geanchand Dewdanee, le Zanfan Lakaz du Sun Trust, sera confronté à chacun de ces appels ou SMS. Après l’épisode de Veeren devant la commission Lam Shang Leen, l’ADSU s’attend à voir Navind Kistnah modifier sa ligne de défense pour une plus grande collaboration vu que le statut de Star Witness-in-Waiting est en jeu.
À ce stade, que ce soit du côté de l’ADSU ou de l’ICAC, un problème majeur gêne l’analyse des Itemised Billings des suspects dans le trafic de drogue. De nombreuses SIM Card sont émises au nom des ressortissants étrangers à Maurice, en particulier des Bangladeshis. Ces derniers sont utilisés en tant que prête-noms par précaution. Peroumal Veeren a levé un bout de voile quand il a été entendu par la commission d’enquête, jeudi dernier. « Non, ce n’est pas un étranger. Il s’agit d’un Mauricien. C’est tout un réseau qui opère de cette façon, et ce ne sont pas des Mauriciens qui en font partie. Ce sont des Bangladeshis qui font partie de ce réseau. Il y a des personnes qui recrutent des Bangladeshis pour faire ce travail… » avait-il fait comprendre suite aux questions de l’ancien juge de la Cour suprême, ajoutant que « Geanchand Dewdanee les (Bangladeshis) recrute parce qu’il ne fait pas confiance aux Mauriciens ».