Le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a déclaré au Parlement hier, en réponse à une question du député Soodesh Rughoobur, qu’un audit interne est en cours au Sugar Investment Trust (SIT) sur diverses doléances et qu’une décision serait prise quant à une enquête sur la gestion de Ravin Bholah, l’ancien Chief Executive Officer (CEO) de cet organisme.
Dans sa réponse, le ministre de l’Agro-industrie a indiqué que Ravin Bholah s’est joint au SIT en octobre 2005 en tant que Chief Operating Officer (COO), son contrat ayant été renouvelé pour une période de trois ans en 2010 lorsque son poste a changé d’appellation pour devenir Chief Executive Officer. À l’expiration de son contrat en 2013, celui-ci n’a pas été renouvelé, mais Ravin Bholah est toutefois resté en fonction jusqu’à sa démission, en février 2015. « Le board du SIT a suspendu Ravin Bholah de ses fonctions le 14 janvier 2015 en raison d’un certain nombre d’irrégularités commises dans l’exercice de ses fonctions et un comité disciplinaire a été institué pour écouter sa défense par rapport à diverses charges retenues contre lui », a-t-il déclaré.
Il est reproché à Ravin Bholah d‘avoir outrepassé une décision du conseil d’administration du SIT en augmentant les salaires d’un certain nombre d’employés de 34 à 111% en décembre 2014 alors que le board n’avait approuvé qu’une hausse de 27%. En novembre 2013, il aurait nommé un employé au poste de Team Leader jusqu’en décembre 2014 contre le paiement d’une allocation mensuelle de Rs 32 500, toujours sans l’aval du board. Il aurait aussi accordé des allocations d’un montant total de Rs 660 000 à deux employés durant la période de novembre 2013 à décembre 2014. Il est également soupçonné d’acte de faux (“forgery”) et d’avoir organisé des activités politiques dans les locaux du SIT lors de la dernière campagne électorale.
Le ministre Seeruttun a indiqué que Ravin Bholah avait soumis sa démission au board du SIT lors d’une réunion du comité disciplinaire tenue le 18 février 2015 et qu’il s’était engagé à ne pas entamer des poursuites judiciaires contre le SIT à condition qu’aucune action légale ne soit entamée contre lui. Quelques jours plus tôt, lors d’une assemblée générale, les actionnaires du SIT avaient réclamé l’institution d’une commission d’enquête sur la gestion de l’organisme, surtout par rapport aux projets à l’île d’Ambre et à Aurea, à la construction du CORE Building, à l’acquisition de la NG Tower, à Ébène, et au recrutement des employés.