Une ancienne journaliste propulsée à un poste à responsabilités sous l’ancienne direction suscite actuellement la colère de ses collègues. Il s’avère qu’elle sera l’une des deux personnes qui se rendront bientôt à Cannes pour l’achat de films. Or, les contestataires remettent en question ses connaissances en la matière. Ils disent ne pas comprendre également pourquoi cette « protégée » d’un ancien ministre fait toujours « sa loi » à la station nationale.
« Y a-t-il eu une politique de deux poids, deux mesures dans l’opération nettoyage ? » C’est ce que se demandent des employés de la MBC, qui ont appris cette semaine qu’une « protégée » de l’ancienne direction se rendra bientôt à Cannes. Alors que certains ont été remerciés, rétrogradés ou interdits d’antenne, d’autres, eux, n’ont pas été inquiétés, disent-ils. C’est le cas notamment de cette ancienne journaliste, qui a gravi les échelons en un temps éclair « en raison de sa connexion particulière avec un ancien ministre », soutiennent les employés.
La nouvelle de son départ à Cannes a provoqué un malaise parmi les employés, qui s’attendaient à des jours meilleurs à la station nationale. Ces derniers contestent ses connaissances en matière cinématographique. Cette situation vient compliquer davantage le climat après le cas d’un personnage propulsé d’un autre département à la production, depuis quelque temps, et qui ferait, selon eux, lui aussi « sa loi ». Ce dernier se serait découvert un intérêt subit pour les droits de ses pairs et songerait même à agir en tant que consultant de la délégation qui ira couvrir les Jeux des Îles à La Réunion. Résultat : la production se retrouve avec deux clans qui se regardent en chien de faïence.
Les employés mécontents rappellent que, lors de son message, le nouveau directeur, Pritam Parmessur, avait appelé à un « changement d’attitude, de mentalité et d’approche dans le travail ». Ils attendent donc avec impatience que cela soit mis en pratique.