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Malgré le fait que la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) attend toujours l’avis du Parquet s’agissant de la « validité de la grève » que comptent déclencher les médecins généralistes dans les hôpitaux, ces derniers ont signifié leur intention de saisir la Cour suprême pour les autorisations nécessaires à cet effet.

Interrogé par Le Mauricien, ce matin, le président de la FCSOU, Narendranath Gopee, a déclaré qu’il a adressé mercredi une lettre au ministre du Travail et des Relations indus- trielles, Soodesh Callichurn, selon laquelle les membres de la Medical and Health Officers Association (MHOA) ont décidé que le “strike ballot”, initialement prévu entre le 26 et le 30 août 2019, aura lieu finalement du 4 au 5 septembre de 7h30 à 17h dans les hôpitaux de Flacq, Victoria, Jawaharlall Nehru, SSRN et Jeetoo.

Dans ce contexte, la FCSOU demande au ministère du Travail d’envoyer un responsable sur place pour superviser cet exercice d’après l’article 78 (1) de l’Employment Relations Act de 2008. Selon Narendranath Gopee, après que le département de Conciliation et de Mé- diation du ministère de tutelle a déclaré qu’il y avait “dead-lock” dans les négociations entre le ministère de la Santé et la MHOA, le syndicat, selon les dispositions de la loi, dispose d’un délai de 45 jours pour décider de la marche à suivre, faute de quoi aucune action syndicale d’envergure ne serait autorisée. Ce délai ex- pire le 7 septembre prochain. « Si nous n’avons pas un avis légal avant cette date butoir, nous allons saisir la Cour suprême pour contraindre le ministère du Travail et des Relations industrielles à envoyer un de ses représentants pour le “strike ballot” qui aura lieu du 4 au 5 septembre prochain », a-t-il conclu.