• La police privilégie toujours la thèse d’un acte criminel, la main de la victime ayant été sectionnée et des traces de brulûres notées au corps

La Criminal Investigation Division (CID) de Goodlands a démarré une enquête pour déterminer les circonstances du décès de Balruth Pursenora, plus connu comme Vishnu, âgé de 60 ans. Le cadavre de la victime en état de décomposition a été découvert à l’arrière de sa maison hier matin. L’autopsie n’a rien pu conclure sur la cause même de sa mort. Cependant, la police privilégie la thèse d’un acte criminel.

Cet ancien employé du département Bois et Forêt du ministère de l’Agriculture, avait pris sa retraite et vivait seul chez lui à Camp Domaingue, Petit Raffray. Balruth Pursenoral vivait séparément de son épouse, qui lui rendait visite de temps à autre. Leurs deux enfants résident en France.

« Kan li ena kas boukou kamarad antour li. Me kan li malad pa trouv person », lance un des proches de Vishnu. Des voisins confirment que plusieurs individus fréquentaient régulièrement le domicile de la victime, qui tout dernièrement entretenait une relation avec une femme de la région. « Nou abitie trouv li kot laboutik. Fer plis ki enn semenn pann trouv li », nous confie une de ses voisines.

C’est un voisin qui l’a découvert vendredi matin alors qu’il était torse nu. Balruth Pursenora portait des traces de brulûres au corps, tandis que la police a découvert un couteau dans un seau de peinture à côté de son cadavre. Une main du sexagénaire a été sectionnée et ne se trouvait pas sur les lieux.

Satyam Lutchmun, qui a découvert le corps, avance que « kan monn vini monn santi enn loder. Finalman monn trouv lekor dan kwin miray ». Il avance que le retraité a déjà été victime d’un vol avec violence par le passé. « Ti ena bann voler ti pas kot li enn fwa ti kokin so larzan ek ti bat li. Normalman kot linn tonbe, li pa ale laba ». Les éléments du Scene of Crime Office ont envoyé le couteau au Forensic Science Laboratory (FSL) à des fins d’analyse.

De son côté, l’équipe du Detective Inspector Gunga tente de dé- terminer les différentes fréquentations de la victime. Son épouse avance qu’elle ne peut confirmer si son époux a été victime d’un vol. « Fer de mwa mo pa vinn rann li vizit », dit-elle aux enquêteurs. Ces derniers ont questionné les voisins qui affirment n’avoir rien remarqué de suspect. La police est sur les traces de la femme qui fréquentait sa maison ces dernières semaines. Cette enquête se déroule sous la supervision de l’ACP Cally.