Sharemeen Khan Khodabocus fête, cette année, ces 12 ans de métier dans le henné. À l’allée des parasols, au Caudan Waterfront – où elle a installé son atelier de mehendi et de face painting pour les petits –, son succès ne fait que s’accroître. Elle raconte par le biais de son entreprise, Passion Arts, l’étendue de son savoir-faire quant à la préparation des pâtes et des motifs minutieux de henné pour orner les mains lors de fêtes et mariages. Et ce, tout en décrivant l’art du grimage à travers le face painting pour les enfants accros de comics.
Avec ce sourire qui la caractérise, Sharemeen Khan Khodabocus se distingue par sa spontanéité et l’art ancestral du henné qu’elle maîtrise à merveille. Après avoir procédé à une analyse sur peau, elle privilégie le choix de la cliente dont la tendance semble osciller entre le henné naturel (cuivré) ou le neutre (cassia). Elle n’avait que onze ans lorsqu’elle tente une timide expérience de henné sur ses cousines. Le résultat pour un si jeune âge surprend ses proches, qui l’incitent à persévérer dans son art.
Superviseuse d’un magasin, qui fermera ses portes, Sharemeen décide d’exploiter un nouveau filon, le henné – l’art qui magnifie mains, pieds, épaules, bras et chevilles. Sa profession, elle la doit à une dame, Mylène, qui travaillait au Caudan. La voyant orner les mains de son amie de mehendi pour la fête de Divali, Mylène lui propose d’ouvrir son entreprise. D’où l’épanouissement de Sharemeen au Caudan, où affluent les clients. Parmi les tatouages plus prisés : les motifs floraux, les mandalas et les arabic designs. Elle se dit fière de compter parmi ses clients des touristes, fans de henné : « Ils définissent mon art, comme l’emblème de leurs vacances. Certains reviennent me voir et les mots d’encouragements me réconfortent dans le choix de mon métier.»
Une métamorphose
Sharemeen s’exécute à chaque rituel de mehendi. C’est sa manne quotidienne, mais avec le Covid elle se voit contrainte à tout arrêter. Elle se trouve une nouvelle passion, cette fois, pour le face painting à l’intention des petits, sans pour autant abandonner le henné. L’artiste douée transforme le visage des enfants— sous le regard attendri des mamans — en superhéros ou en animaux grâce à des peintures à l’eau non toxique. Les motifs sur mesure, elle les adapte en un modèle simple réalisé en moins de cinq minutes pour éviter l’attente. Développant ainsi un service professionnel de maquillage pour les fêtes d’enfants autour de son entreprise Passion Arts, fraîchement rénovée.
Le face painting est un art ludique permettant de rendre un moment joyeux et convivial. Ce côté éphémère, apprécié tant par des parents que leurs enfants, rend l’événement unique. « C’est une expérience riche en émotions que de voir les visages d’enfants s’illuminer et s’émerveiller lorsqu’ils découvrent la métamorphose. Je dessine Stitch, spiderman, ladybug, papillon, licorne. Aucune limite…», décrit l’artiste.
Grâce à cette nouvelle approche, Sharemeen Khan Khodabocus est parvenue à proposer un univers en lien avec la féérie, l’univers de Marvel et la nature.
Son atelier lui permet aussi de vendre des jouets de super-héros au grand bonheur des petits, qui en redemandent. Sharemeen vit le sentiment d’un rêve tout en respirant la légèreté qui traduit son esprit jovial. En mettant à contribution ses talents lors des périodes difficiles de la pandémie, elle s’est aperçue que ce créneau faisait partie de ces aptitudes. En vue de se démarquer, elle a choisi de proposer une expérience unique à ses clients à l’allée des parasols au Caudan.
Fort de ses années d’expérience dans le métier, elle peut partager avec sa clientèle des techniques artistiques minutieuses, échanger sur le choix de produits sûrs pour la peau. C’est un moment idéal pour elle de parler de son parcours, et pour nous, d’observer son coup de pinceau et saisir la manière dont elle insuffle de la magie dans chaque motif. Après tout, ne dit-on pas que l’Art stimule les émotions et restaure la confiance en soi ?

