« Y a-t-il des intentions politiques et machiavéliques derrière les nouvelles délimitations des arrondissements prévues dans le Local Government (Amendment) Bill ? » Nando Bodha n’a pas mâché ses mots hier à l’Assemblée nationale pour critiquer la manière dont les changements ont été effectués. Selon la loi actuellement en vigueur, a rappelé le secrétaire général du MSM, cette tâche revient au président de la République sir Anerood Jugnauth et à l’Electoral Boundaries Commission.
« Le ministre des Administrations régionales a-t-il usurpé le rôle du président ? Quelle a été la responsabilité de l’Electoral Boundaries Commission ? » s’est interrogé le député de la circonscription Curepipe and Midlands (No 16). Il s’est ainsi demandé si tout s’est fait dans la légalité concernant le Local Government (Amendment) Bill.
Nando Bodha a précisé que, toujours selon la loi en vigueur, toute intention de changement au niveau des délimitations doit être publiée dans deux quotidiens et les personnes souhaitant s’exprimer sur la question sont invitées à le faire dans un délai de six semaines. « Là non plus, la loi n’a pas été respectée. »
La nouvelle loi, a poursuivi le député MSM, est un rétrécissement de l’espace démocratique, particulièrement avec l’intention du ministre des Administrations régionales Hervé Aimée d’avoir « un droit de regard sur les municipalités ». Au contraire, a-t-il souligné, les capacités des autorités locales auraient dû être renforcées afin de leur permettre de gérer leurs propres affaires.
Nando Bodha a aussi regretté que les députés ne soient pas autorisés à être candidats aux municipales. Ceux-ci, a-t-il ajouté, auraient pu mettre leurs compétences au service des villes. « Beaucoup l’ont déjà fait dans le passé. »
Le député a ainsi estimé que « toutes ces questions restées à ce jour sans réponse démontrent un manque de transparence sur la nouvelle loi ».