30 % du sang recueilli par le National Blood Service (NBS) du ministère de la Santé sont transfusés aux patients sous dialyse et souffrant d’anémie. Ce chiffre est très élevé comparé à d’autres pays où il varie entre 2 % et 6 %, a indiqué le ministre de tutelle Lormus Bundhoo dans le cadre du lancement du programme Pledge 15 destiné à sensibiliser les jeunes de 17 ans et plus au don de sang. Le cancer et les anomalies du sang comme la thalassémie et l’hémophilie font partie des autres conditions médicales qui requièrent des transfusions.
Pour répondre à la demande croissante, le NBS sépare de plus en plus les composants du sang, comme les plaquettes, le plasma qui est réfrigéré et le cryoprecipitate, qui seront réinjectés chez les patients selon leurs besoins, indique le ministère de la Santé. Ce dernier achète régulièrement des « clotting factor concentrates » pour les patients souffrant d’hémophilie. Il introduit également progressivement le erythropoietin, un médicament pour traiter l’anémie chez les patients atteints d’insuffisance rénale. Alors que les malades du cancer faisant une chimiothérapie ont besoin de transfusion de plaquettes.
La demande de sang dans les services de Santé augmente chaque année, indique le ministère de la Santé, à cause des traitements de technologie de pointe. Les accidents de la route, les complications de la grossesse, les opérations cardiaques et les transplantations d’organes requièrent des transfusions qui sauvent des vies, indiquent les services de Santé. C’est la raison pour laquelle le NBS en collaboration avec la Blood Donors’ Association a planifié une série d’activités pour sensibiliser les jeunes et leur entourage à faire don de leur sang. « En dépit des progrès technologiques, il n’existe pas de substitut de sang. Nous dépendons de la générosité des gens. C’est le don le plus précieux que l’on peut faire à un être humain », a déclaré le ministère Lormus Bundhoo lors du lancement du don annuel de sang au collège Mahatma Gandhi à Nouvelle-France récemment. Les chiffres indiquent que le nombre de donneurs volontaires était de 86 % en 2012 contre 25 % à la fin des années 90. En 2012, la NBS a recueilli 45 264 unités de sang.