Jonathan Drack et Kate Foo Kune ont été sacrés sportif et sportive de l’année 2015 respectivement, samedi au cours de la soirée des National Sports Awards, tenue au J&J Auditorium à Phoenix. Un sacre logique au vu du parcours des deux athlètes, qui ont fait de 2015 leur année. Absents du pays, ces derniers se sont fait représenter par leurs parents respectifs.
L’émotion était palpable parmi l’assistance, surtout dans le camp de l’athlétisme mauricien. Le sauteur Jonathan Drack, favori de cette soirée des Oscars du sport, a devancé le tireur Fabrice Bauluck, le boxeur Kennedy St Pierre et le nageur Bradley Vincent. « Il a toujours travaillé dur », a déclaré son père à la réception du trophée. Des propos qui rejoignent ceux de sa mère.
Le sacre de Jonathan Drack s’inscrit dans une suite logique pour le spécialiste du triple saut. La saison 2015 a été marquée par sa victoire aux JIOI en août dernier. Un saut à plus de 17 m qui lui valut l’or. Sa saison a cependant culminé avec les Mondiaux de Pékin, où il a pris la 11e place de la finale du triple saut, qui lui ouvrira la porte des JO de Rio en août prochain. De plus, sa récente performance aux Mondiaux en salle a confirmé la bonne santé du sauteur. L’IAAF vient de le placer en tête du classement du triple saut mondial.
Chez les dames, la badiste Kate Foo Kune a succédé à la judokate Christiane Legentil. Après avoir réalisé un carton plein aux JIOI, elle s’est imposée comme une des valeurs sûres aux Jeux d’Afrique en septembre dernier. Un succès en simple dames ainsi que la victoire finale du tournoi par équipes ont parachevé l’oeuvre de la sportive de l’année.
En tout, ce sont trois distinctions qui sont tombées dans l’escarcelle du badminton local. Alexandre Bongout a été primé en tant que Most Promising Sportsman of the Year, aux côtés de la nageuse Tessa Ip, Most Promising Sportswoman of the Year. L’équipe nationale de badminton, qui a retrouvé le toit de l’Afrique en 2015, s’est vu décerner le prix de Team of the Year, catégorie sports individuels.
Chez les juniors, le titre est revenu au voltigeur Lambert Leclézio chez les hommes et Amélie Boy chez les dames. Le premier nommé, absent du pays pour se consacrer à ses entraînements, s’est fait représenter par son père, Bernard.
Le volley-ball était également à l’honneur. Melchior Miniopoo, qui a coaché l’équipe de volley-ball masculine aux JIOI, est reparti avec le trophée de l’entraîneur de l’année, catégorie sports collectifs. La sélection nationale s’est vu remettre le trophée d’équipe de l’année, devançant ainsi le Club M et Azur SC.
Judex Basile a été le seul représentant de la boxe mauricienne à avoir été appelé sur la scène pour sa récompense d’entraîneur de l’année (sports individuels). Les handisportifs n’ont pas été en reste, puisque Noémie Alphonse et Vincent Duval ont également été honorés. Notons qu’un trophée a été remis aux proches de l’haltérophile disparu Yvan Pierrot et de l’entraîneur de natation Ashley Chummun, décédé lui aussi en 2015.