Lors de son allocution à la 69e assemble générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (Suisse), Anil Gayan a fait un appel aux agences de financement pour qu’elles révisent leurs critères d’éligibilité afin, qu’indépendamment de leurs revenus, des pays comme Maurice puisse continuer à bénéficier de leur assistance.
Actuellement, en tant que « middle income country », Maurice, dit le ministre de la Santé, n’est plus éligible au soutien des agences de financement alors que le pays fait face au fardeau des maladies non transmissibles et des maladies infectieuses émergentes. « Plus près de nous, il y a une flambée de fièvre jaune et il faudra produire suffisamment de vaccins pour tous ceux qui sont à risque avant que ne survienne une catastrophe sanitaire ».
Anil Gayan a par ailleurs déclaré qu’il faut envoyer un signal fort pour combattre la toxicomanie, sinon notre système de santé en pâtira. « Nous devons réévaluer et revoir régulièrement l’efficacité des programmes existants même s’ils sont considérés as golden standards ». Il a affirmé que « dans le domaine de la toxicomanie, un « one-size fits all » n’est pas viable et ne marche pas ». Il est grand temps de se départir des méthodes conventionnelles et de considérer des approches innovantes ».
Le ministre de la Santé a aussi fait part du projet de transformer Maurice en « high income country » en luttant contre le chômage et la pauvreté, en revoyant le secteur des services et en instituant un « medical hub » et un « educational hub ». L’OMS ayant mis à l’agenda de son assemblée générale cette année la sécurité routière, Anil Gayan a affirmé qu’il faudra une approche plurisectorielle pour rendre les routes plus sûres.