Les structures érigées sur la place de l’Immigration, à côté du temple tamoul, en vue de reloger les marchands ambulants de Decaen initialement, gênent toujours les compagnies d’autobus qui opèrent à cet endroit. Selon des employés, ces structures sont en place depuis presque deux mois et aucune disposition n’a été prise à ce jour pour les démolir. Les autobus doivent être stationnés le long des rues avoisinantes, provoquant ainsi un cafouillage pendant les heures de pointe.

Presque deux mois se sont écoulés depuis que la cour a ordonné l’arrêt des travaux sur la place de l’Immigration, à côté du temple tamoul. Si les travaux ont bien été stoppés, au grand bonheur de non seulement les fidèles de la communauté tamoule, mais aussi des travailleurs du transport en commun, qui utilisaient cet endroit pour garer leurs autobus, les structures érigées n’ont toutefois pas encore été démolies, privant toujours l’accès à des autobus sur cette petite gare.

« Nous ne pouvons toujours pas stationner nos véhicules sur la gare car les structures érigées qui devaient accueillir les marchands ambulants n’ont pas été démolies. En attendant, ce sont les employés des compagnies d’autobus qui souffrent. Nous n’avons pas de parking pour garer les bus. À l’heure de pointe, il y a un véritable cafouillage dans le quartier, en particulier quand les agents de la Traffic Branch sont sur la rue pour contrôler le trafic », a expliqué Ali Mamode, de l’Union of Bus Industry Workers.

Selon ses collègues, la circulation dans cet endroit devient de plus en plus difficile, d’autant que les chauffeurs n’ont d’autre choix que de garer les autobus le long des rues avoisinantes. « En face de la gare, à Place de l’Immigration, se trouve un centre d’appels. Les employés de la compagnie stationnent généralement leurs voitures sur les rues. Avec le nombre de voitures et d’autobus stationnés dans les parages, il est normal que la circulation ralentisse », fait part un chauffeur de la compagnie Triolet Bus Service.

Un jeune receveur d’autobus confie que les chauffeurs et receveurs ne peuvent même pas déjeuner en toute tranquillité. « Nous ne pouvons même pas penser à aller acheter de la nourriture. Nous devons rester dans nos véhicules, veiller à ce qu’on n’obstrue pas la circulation. Donc, non seulement sommes-nous obligés d’apporter notre déjeuner, mais nous devons manger le plus rapidement possible car on ne sait pas ce qui attend », déplore le receveur.

Les employés des compagnies d’autobus qui opèrent à Place de l’Immigration lancent un appel au maire de Port-Louis. « On vous demande d’enlever au moins une partie des structures afin que nous ayons un endroit ou stationner les autobus. Nous comprenons parfaitement que la foire à l’ancien poste de Trou-Fanfaron est une priorité mais le problème auquel nous faisons face est aussi une préoccupation », disent-ils.

Sollicité pour une réaction, le lord-maire, Daniel Laurent, a expliqué que la démolition de ces structures figurait bien à l’agenda de la municipalité. « Nous allons définitivement démolir les structures mises sur pied à Place de l’immigration. Pour le moment, on donne la priorité à la construction de la foire à l’ancien poste de police de Trou-Fanfaron. Une fois les travaux complétés, nous nous occuperons de la démolition des structures à Place de l’Immigration », a-t-il fait ressortir.