Le député travailliste et Private Parliamentary Secretary (PPS) Reza Issack estime que l’alliance Ptr-MMM est « une bonne chose » car elle va, selon lui, « assainir la société mauricienne » sur le plan de la fraude et la corruption, de la discipline et du travail. « Les deux dirigeants de cette alliance sont “mean business” et c’est un bon signe », a-t-il déclaré lors d’une rencontre entre les commerçants de Rose-Hill et la presse, où le PPS était invité à répondre aux interpellations des habitants de la ville par rapport aux infrastructures publiques.
Pour Reza Issack, « l’alliance Ptr-MMM est, en elle-même, un système d’autonettoyage, me kapav kan pe balye lezot, mo pas ladan pou x rezon », avant d’ajouter : « Mais je ne me soucie pas de cela. Mo pa pou al fatig mwa. » Selon lui, beaucoup de Mauriciens ne sont pas intéressés par ce que font Navin Ramgoolam, Paul Bérenger ou sir Anerood Jugnauth. « Ils me disent qu’ils sont heureux tant qu’ils voient le pays en développement », ajoute-t-il.
S’agissant des problèmes qui affectent les villes et les villages, le PPS estime qu’il faut une politique globale. Il pense qu’avec les deux grands partis qui constituent la nouvelle alliance annoncée samedi dernier, « on aura plus de latitude et de possibilités dans la gestion de problèmes qui affectent le pays en général ». Et de poursuivre : « La ville doit respirer. Il faut de l’ordre. J’ai vécu longtemps à Beau-Bassin–Rose-Hill. J’espère que je pourrai faire quelque chose un jour pour cette ville », dit-il. Reza Issack dénonce « la manière dont on choisit les maires » dans le pays, soit sur une base ethnique. « Si seulement on pouvait nommer un maire compétent pour une période de cinq à six ans, cela aurait été formidable. Mais que voulez-vous… Le pouvoir est à genoux face au communalisme », fait-il ressortir, avant d’ajouter : « C’est comme ça avec tous les gouvernements (…) Le communalisme entre même dans le choix des “front bench”, mais je ne vois pas de solution. Ou peut-être les jeunes, à l’avenir. D’un autre côté, je pense que si les partis politiques ne jouent pas ce jeu, ils perdront les élections », lâche-t-il, avant d’ajouter : « Il nous faut évoluer, mais des fois les religieux accentuent le communalisme. »
Concernant les doléances des commerçants de Rose-Hill, et suite à une question du Mauricien sur la marge de manoeuvre qu’ont les PPS au sein de la National Development Unit (NDU), Reza Issack dit qu’il est libre de dire ce qu’il veut, précisant qu’il « faut toutefois l’approbation du gouvernement pour que les projets annoncés soient concrétisés ». Selon lui, le pays est victime de « trop de procédures » qui ralentissent le développement. « Un exemple : il faut changer un panneau de signalisation devant l’ancien cinéma Buckingham à Rose Hill. Pour cela, il a fallu effectuer une visite des lieux et discuter avec la Road Development Authority, qui n’est pas d’accord. Il faut convaincre ses techniciens. Quatre mois se sont écoulés et le problème reste entier. Li pa kout naryen sa. Nou bloke », fait-il ressortir.