Les Traffic Managers de la compagnie United Bus Service (UBS), de la National Transport Corporation (CNT), de Rose-Hill Transport (RHT) ainsi que des compagnies de bus individuels sont dans le flou. Aucun détail fiable quant aux intentions des autorités au sujet du projet d’Urban Terminal et cela que ce soit au sujet de l’évacuation initialement prévue pour fin octobre 2018 ou le relogement des compagnies d’autobus. Ils déplorent un manque de communication des autorités concernées. « Au départ, on nous a fait comprendre qu’il fallait évacuer la gare d’ici fin octobre.

Il ne nous reste que quelques jours avant la date butoir et nous n’avons eu aucun ordre d’évacuation. Comme les marchands ambulants, aurions-nous bénéficié d’un sursis ? Nous ne pouvons le dire. Les autorités ne nous ont rien communiqué à ce jour. De plus, à ce jour, aucun endroit adéquat n’a été identifié pour reloger les compagnies d’autobus », affirme un Traffic Manager de la compagnie CNT. Et d’ajouter qu’il a entendu dire qu’aucun changement ne sera apporté à la gare Victoria avant janvier prochain. Cela dit, ni les compagnies d’autobus, ni les propriétaires de taxi et les commerçants concernés n’auront pas à évacuer la gare avant janvier 2019. Et pourtant, ils l’ignorent complètement. « Aucun officiel du ministère des Infrastructures publiques n’a jugé bon d’informer les personnes concernées. Si certains ont eu la bonne information, d’autres disent avoir entendu que l’exercice d’évacuation a été repoussé à novembre », a-t-il dit. « Nous continuons à opérer normalement jusqu’à ce que nous recevions l’ordre d’évacuer. Toutefois, l’endroit où nous serons relogés reste à être déterminé.

Les autorités ont suggéré de stationner les autobus à Les Salines. C’est une idée réaliste », a affirmé le Traffic Manager de la compagnie UBS. Selon nos renseignements, la compagnie CNT a proposé la construction d’un arrêt d’autobus rue Moka, à proximité de la succursale Kalachand, et un droit de stationnement à proximité des Casernes centrales. D’autres ont réclamé un droit de stationnement à rue Poudrière. En ce qui concerne les employés des bus individuels, ils se disent « impuissants » face aux décisions du gouvernement. « Nous ne faisons qu’attendre les ordres.

Quand ils nous diront d‘évacuer la gare, nous le ferons. Quand ils auront fini d’identifier un endroit pour le stationnement des autobus, nous partirons. Entre-temps, nous ne faisons qu’attendre », font part ces employés. Tout comme les compagnies de transport public, les propriétaires de taxi sont dans le f lou. Le président de la Taxi Proprietors Union, Rafick Bahadoor déplore un sérieux manque de communication. « Nous nous sommes rendus à la National Transport Authority (NTA) à deux reprises. Une troisième réunion était prévue la semaine dernière, mais nous n’avons pu y assister.

Cette semaine, nous nous rendrons à la NTA pour connaître la marche à suivre. Les travaux du projet Urban Terminal démarrent bientôt mais nous ne savons toujours où nous irons », a déploré le président de l’organisation. Idem pour les commerçants opérant à la gare Victoria. « Nous n’avons rien entendu jusqu’ici. Donc, nous travaillons comme nous avions l’habitude. Aucune information ne nous est communiquée quant au début des travaux de Urban Terminal. Ce n’est qu’à travers les médias que nous prenons connaissance de ces détails », a déclaré un marchand opérant à la gare Victoria.