On ne présente plus Noël Callow. Le jockey globetrotter – il a exercé sur plusieurs hippodromes de renom dont Macau, Hong Kong, Singapour et Malaisie où il a d’ailleurs été « couronné » par ses plus fervents supporters – est de retour au Champ de Mars pour le compte de la casaque bleu électrique en cette fin de saison. Avec Jeanot Bardottier dans de beaux draps avec les suspensions qui s’accumulent, l’entourage de l’entraînement Gujadhur se frotte déjà les mains de pouvoir compter à nouveau sur King Callow à un moment crucial de la saison où Ramapatee Gujadhur et Gilbert Rousset sont à la lutte pour le titre d’entraîneur champion.
L’annonce de la venue de Noël Callow avait provoqué quelques remous au sein de la communauté hippique. On se souvient encore de la polémique engendrée autour du refus officieux, selon les dires de Subiraj Gujadhur, de la candidature du fantasque Australien par le Chief Stipe alors que le King Of Long Shots était à la recherche d’un remplaçant suite au licenciement de Akash Aucharuz au soir de la sixième journée. La demande officielle faite par l’entraînement Gujadhur récemment a, lui, obtenue le feu vert et c’est ainsi qu’on reverra pour le plus grand plaisir Noël Callow en selle ce samedi pour le compte de la 30e journée du calendrier hippique avec la Coupe d’Or en point d’orgue.
Qu’on se le dise, l’immense talent du cavalier australien n’a d’égal que son excentricité légendaire. Personnage haut en couleur, Noël Callow est aussi doté d’un caractère bien trempé et on a encore en mémoire sa prise de bec avec Paul Foo Kune l’an dernier après l’épisode Man Of His Word-Sweep Forward  qui avait même valu à Vijay Anand Bundhoo six mois de disqualification ramenés à trois après avoir fait appel. De retour dans son pays natal cette année, l’Australien s’est encore illustré et pas pour les bonnes raisons, diront certains. En effet, Noël Callow s’était fait remarquer pour avoir coupé la queue de cheval de son confrère Nick Hall. Si ce haircut avait beaucoup fait rire les deux hommes, la blague n’était toutefois pas du goût des Racing Victorian Stewards qui ne se sont pas fait prier pour remonter les bretelles à l’apprenti coiffeur, Terry Bailey le Chief Steward qualifiant même ce type de conduite de « not tolerable ».  
N’en déplaise cependant à ses détracteurs, King Callow, aujourd’hui âgé de 40 ans, demeure un jockey des grandes occasions, pour preuve ses nombreuses courses de Groupe 1 remportées à travers le monde. Il s’est tout récemment illustré avec The Cleaner, un courageux frontrunner avec lequel il a remporté deux victoires consécutives à Melbourne. La future cravache de l’entraînement Gujadhur était de nouveau associé à ce même coursier dans la mythique Cox Plate le week-end dernier mais la réussite ne fut pas au rendez-vous cette fois, le tandem échouant cette fois à la septième place derrière Winx, le gagnant de l’épreuve. L’Australien met ainsi le cap sur l’île Maurice sur une défaite mais il ne manquera certainement pas de motivation pour faire flotter haut les couleurs de la casaque bleu électrique.
Avec Ramapatee Gujadhur et Gilbert Rousset actuellement au coude à coude pour le titre, l’arrivée d’un cavalier de la trempe de Noël Callow pimentera, à coup sûr, les cinq dernières journées de compétition. Les fans de l’entraînement Gujadhur verront, dans le retour du cavalier australien, un heureux présage puisqu’il était le jockey en poste la dernière fois où la plus vieille écurie du turf avait été sacrée championne, à savoir 2012, l’année du bicentenaire du MTC. L’histoire se répètera-t-elle trois ans après ? Début de réponse dès cette semaine après la tenue de la Coupe d’Or.