La loi sur la réforme électorale que le Premier ministre avait souhaité présenter « as soon as possible » devra visiblement attendre encore un peu. Comme constaté par Navin Ramgoolam hier « nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord ». C’était lors d’une rencontre à Clarisse House avec des lauréats de la cuvée 2012 et leurs parents.
« Nous sommes arrivés très près mais nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur les détails », a affirmé le Premier ministre en réponse à une question de la presse. Et d’ajouter : « Je voudrais voir la personne qui me montrerait comment garder le Best Loser System sans conserver les communautés. »
Concernant la déclaration optionnelle des communautés par les candidats aux élections législatives, Navin Ramgoolam estime qu’« en regardant de près » la mise en oeuvre de cette proposition est « pratiquement impossible ». « Avec ce système optionnel, certains vont déclarer leur communauté, d’autres non. En fin de compte, il va falloir choisir ceux qui indiqueront leur communauté. »
« Quarante-cinq ans après l’indépendance, nous ne pourrons donc pas affirmer que nous sommes Mauriciens. Il faut choisir ce que nous voulons. Alors que moi je me présente comme Mauricien, la personne qui choisit de déclarer sa communauté entrera au parlement et sera récompensée. Où est la logique ? » a poursuivi le Premier ministre. Il a affirmé qu’il ne comptait pas présenter une législation n’ayant aucune chance d’être adoptée. Il a aussi révélé annoncer qu’une loi sur le deuxième sénat a déjà été préparée mais faute d’accord aucune présentation n’a été faite. « Il nous faut connaître les paramètres d’abord. »
Navin Ramgoolam avait auparavant expliqué aux lauréats d’aujourd’hui et professionnels de demain que le pays a besoin d’eux. « Des étrangers veulent venir travailler chez nous et ce, dans tous les secteurs, au point où nous devons faire attention. C’est la raison pour laquelle nous vous encourageons à revenir car nous avons besoin de tous les talents pour pouvoir faire le leap forward que nous envisageons », a affirmé le Premier ministre.
À d’autres questions de la presse, le chef du gouvernement a reconnu l’existence d’actions qui portent atteinte à l’unité nationale. « Il y a eu ces propos sur Facebook et maintenant cet article dans un journal. La liberté ne veut pas dire que nous pouvons faire ce dont nous avons envie », a dit Navin Ramgoolam. Il souhaite ainsi terminer au plus vite avec la législation sur la presse. Il a aussi annoncé une rencontre avec Me Geoffrey Robertson lundi ou mardi avant de rentrer au sommet de la SADC à Maputo.