Moka
  • Le district councillor parle néanmoins de l’accumulation d’eau et déplore l’état des “branch roads”…

Le district councillor Ved Golam, qui représente le village de Moka au conseil de district,

Ved Golam, district councillor de Moka

estime que son village « n’est pas négligé » mais, nuance-t-il, « il y a encore des améliorations à apporter » pour le bien-être des habitants. « Nous voulons offrir les meilleures facilités qui soient à la population locale », affirme-t-il, avant de revenir sur les développements intervenus dans la région ces dernières années.

Ved Golam observe que bien qu’il n’y ait « pas trop de grands soucis » à Moka, « l’accumulation d’eau de pluie gêne considérablement les habitants, comme partout ailleurs durant de grosses averses ». Tel a été le cas ces dernières semaines. « Nous sommes conscients que ce sont des catastrophes naturelles mais toujours est-il que certains habitants n’ont pas respecté les règlements et ont construit sur des drains. Ce qui nous cause beaucoup de problèmes »

Le district councillor déplore de plus l’état des “branch roads”. « Elles sont toutes abîmées, il faut toutes les réasphalter », soulignet-il. « C’est la responsabilité du conseil de district de Moka mais ses ressources sont limitées. Nous devons trouver d’autres moyens auprès du gouvernement central pour faire asphalter ces routes. C’est notre priorité ».

Sur le plan du ramassage des ordures, Ved Golam relève que les habitants viennent chercher davantage de poubelles auprès du conseil du village. Or, le conseil ne peut en acheter faute de budget. « Sept ans se sont écoulés depuis que le ministère de l’Environnement a distribué des poubelles dans notre village. Si nous pouvions offrir une poubelle à chaque famille, ce serait bien. Nous devons trouver un moyen de les acheter ».

« Pas de politique dans notre conseil de village »

Le district councillor rappelle que sur le plan des infrastructures « nous avons un nouveau siège pour notre conseil de village qui comprend une salle de gym, une salle de réunion, plus une salle pour mariages pouvant accommoder environ 200 personnes, avec cuisine, toilettes et autres aménités ». Ont aussi été construits, ces derniers temps, une foire couverte à Moka, un parking public gratuit pour les quelque 50 voitures à côté du siège de l’Agricultural Marketing Board (AMB), plus des toilettes publiques, « qu’il n’y avait pas auparavant ». Au niveau des loisirs, le conseil de village organise des activités sportives pour les jeunes « tout au long de l’année ».

S’agissant de l’environnement, le conseil, indique notre interlocuteur, fait face à « de gros soucis » avec le château Val Ory. En état d’abandon, il est désormais un refuge pour des usagers de drogues. « Nous avons demandé à une ambassade de faire nettoyer le terrain qui est en friche, mais nous attendons toujours », déclare Ved Golam. Bien que le nombre d’usagers de drogues « va en diminuant » dans son village, le conseiller souhaite qu’il n’y en ait aucun « car ils affectent la vie des familles ». Pour lui, « un seul toxicomane est de trop dans une famille ».

Ved Golam loue les efforts de tous les conseillers de Moka qui collaborent pour le bien-être des habitants. « Nous ne faisons pas de politique au niveau de notre conseil de village. Chaque conseiller a sa propre affinité politique mais quand il s’agit du développement du village, tout le monde y participe. Nou tou enn sel, nou gard nou politik pou eleksion. Nous sommes plus des travailleurs sociaux que des politiciens », fait-il ressortir. Le village de Moka qui comprend Moka, Gentilly, Bois-Chéri, Telfair, Réduit et Montagne-Ory, en sus d’une partie d’Ebène, compte environ 10 000 habitants.