Le sac en plastique n’est pas mort. Un détour à l’usine Plaspak, qui est l’un des plus gros fabricants de sacs en plastique à Maurice et qui propose une large gamme de produits dérivés des granulés plastiques, montre que le sac en plastique, sous différentes formes et tailles, a toujours sa place dans notre quotidien.
À Palma, Quatre-Bornes, Sunil Chetty, General Manager de l’usine Plaspak, nous invite à suivre les étapes qui mènent à la fabrication des sacs en plastique. Il nous conduit dans le premier bâtiment où le sac en plastique, plus précisément la gaine (rouleau en plastique), est réalisé de manière traditionnelle.
Dans le bâtiment, le bruit des appareils est assourdissant. Mais malgré les divers produits qui sont utilisés, aucune odeur ne dérange les narines. Installée dans un coin du bâtiment, la machine utilisée pour la fabrication des gaines est impressionnante. Monté en hauteur, l’appareil comprend plusieurs cases qui permettent une bonne compréhension et un meilleur suivi des différentes étapes du processus de fabrication.
À l’extrême droite de la machine est placé un large seau dans lequel sont placés les granulés plastiques. Ce sont en fait des petites graines d’environ un à cinq millimètres, qui sont importées d’Espagne, de Malaisie, d’Indonésie, de Thaïlande, de France et même d’Afrique du Sud, et qui coûtent entre Rs 48,000 et Rs 52,000 la tonne. Les granulés plastiques sont tout d’abord aspirés dans un tube avant d’être contrôlés par une vis pour la quantité requise. Le nombre de granulés utilisés dépend de l’épaisseur et de la dimension du produit fabriqué. En passant ensuite par une extrudeuse, les granulés plastiques sont fondus et forment un liquide qui peut atteindre les 220° Celsius. Au moment même où le liquide se forme, il passe par une moule qui lui donne immédiatement la forme d’un ballon (selon la dimension programmée et voulue).