En des termes très sévères hier après-midi, Steven Obeegadoo, ancien ministre de l’Éducation, a dénoncé la démarche « revancharde et indigne » du ministère de l’Éducation de retenir les diplômes d’un grand nombre de candidats de HSC parce qu’ils n’ont pas remboursé les frais d’examens que l’État a payés pour eux. Selon le président de la Commission éducation du MMM, il s’agit ni plus ni moins que d’un « chantage inacceptable », d’autant plus « honteux » que cette décision émane du ministère de l’Éducation.
Les dirigeants de la Commission éducation du MMM ont commenté hier après-midi lors d’une conférence de presse les deux sujets controversés dans le secteur de l’éducation et soulevant beaucoup de remous ces jours-ci, à savoir la rétention des diplômes des candidats du HSC et le nouveau critère d’admission en Lower VI. « Se de kitsoz ki finn tonb lor nou latet enn sel kou. Il y a un sentiment de révolte et d’indignation devant ce que nous observons ces jours-ci », dira le président de cette commission.
Steven Obeegadoo n’a pas caché sa profonde colère hier à l’égard du ministère de l’Éducation. « Se ki minister pe fer li ni moral ni legal. Se enn santaz indign dan enn sistem demokratik », a-t-il affirmé au sujet des diplômes non-remis aux concernés. Il compare cette décision à « un complot décidé au ministère de l’Éducation ». « Parski zot pa finn peye zot pa pou gagn sertifika. Nous nous trouvons dans une situation inimaginable et inacceptable ». Il rappelle au ministère que l’octroi d’un certificat à un élève ayant travaillé dur pour l’obtenir est « un droit et non un privilège ». Steven Obeegadoo souhaite que le ministère de l’Éducation « retrouve le bon sens » et remette au plus vite les diplômes aux candidats concernés. Il en appelle au Premier ministre en ce sens.
Steven Obeegadoo a évoqué le cafouillage qui a surgi l’année dernière dans la mise en oeuvre de la mesure de subvention pour les frais d’examens. « La Commission éducation du MMM avait suggéré au gouvernement de tourner la page sur l’épisode de l’année d’avant et avait proposé au ministre d’engager un dialogue avec tous les partenaires pour élaborer une politique afin d’inciter les élèves à venir à l’école. Mais rien n’a été fait par le ministère ».
S’agissant du nouveau critère d’admissions en Lower VI, le MMM déplore une fois de plus le manque de dialogue avec les partenaires du secondaire et demande au ministère de « geler » cette décision. Steven Obeegadoo ne nie pas que le MMM avait exprimé des réserves sur la décision de trois credits prise en 2011 par le gouvernement PTr-MSM-PMSD, ajoutant que son parti avait plaidé en faveur d’autres solutions et pour une politique de « formation à haut niveau ». Il déplore que rien n’ait été fait en cette direction et qu’entre-temps, les collèges ont accueilli un grand nombre de détenteurs de trois credits pour des classes du HSC. Le MMM, dit-il, est « inquiet » des conséquences d’une telle mesure sur le fonctionnement des collèges privés. « À ce jour il y a au moins 50 % des élèves de HSC dans le secondaire privé qui n’ont pas obtenu cinq credits ».
Selon la Commission éducation du MMM, le système de HSC « est complètement dépassé » alors que d’autres pays à travers le monde, y compris ceux du Commonwealth, ont évolué vers le système de « A-level » et celui de « Advance Subsidiary Level ».