Roubina Jadoo-Jaunbocus

L’ancienne ministre de l’Égalité du Genre et député du Mouvement socialiste militant (MSM), Roubina Jadoo-Jaunbocus, finalise sa stratégie légale en vue de contester par voie de Judicial Review les observations faites à son égard dans le rapport de la Commission d’enquête sur la drogue.

Dans une brève déclaration au Mauricien jeudi après-midi, l’avocate laisse entendre que bien qu’elle soit dans l’empressement de laver son honneur dans les meilleurs délais, elle préfère être « cautious » dans sa manière de procéder. « Je préfère être vigilante dans la préparation de cette contestation car cela concerne mon honneur familial ainsi que mes qualités professionnelles et ma carrière politique. Déjà que les documents que j’ai soumis à la Commission d’enquête n’ont pas forcément été pris en compte par le président Paul Lam Shang Leen et ses deux assesseurs » a déclaré Roubina Jadoo-Jaunbocus. Ainsi elle laisse entendre que la soumission de cette contestation devrait se faire la semaine prochaine.

Roubina Jadoo-Jaunbocus est d’avis que l’ex-juge Paul Lam Shang Leen a été « unfair » vis-à-vis d’elle et a déploré que la Commission d’enquête ne l’ait pas rappelée une deuxième fois, soit après sa seule et unique audition en juillet 2017, pour s’expliquer sur les Rs 50 000 qu’elle aurait passées entre une certaine détenue, Maria Cupidon, et Jackson Kamasho, tous deux des condamnés pour trafic de drogue. L’équipe d’investigation de la Commission d’enquête avait, selon le rapport, reçu des informations après le passage de la députée devant la Commission d’enquête, qu’elle s’était mêlée à ce transfert d’argent.

Selon la Commission d’enquête, c’est un cas jugé grave car l’avocate aurait agi en intermédiaire pour remettre de l’argent à un trafiquant, ce qui s’apparente à être complice de blanchiment. Mais la principale concernée rejette en bloc ces affirmations. Les autres aspects du rapport que Roubina Jadoo-Jaunbocus compte contester concernent les Unsolicited Visits effectuées dans les prisons. Ces accès avaient, d’après elle, l’aval des autorités carcérales de l’époque.