Le couple a fourni une caution de Rs 150 000 chacun et signé une reconnaissance de dettes de Rs 200 000.

Sharris Sumputh, 41 ans, directeur de la compagnie Illusion Disco Ltd, et sa compagne, Émilie Karen Kolandavaloochetty, 25 ans, et assistante manager à la discothèque Xindix, à Curepipe, ont obtenu la liberté conditionnelle lundi.

La magistrate Niroshini Ramsoondar leur a imposé une caution de Rs 150 000 chacun et une reconnaissance de dettes de Rs 200 000. Ils devront se présenter au poste de police de leur localité les mercredi et samedi entre 6h et 18h.

Sharris Sumputh et sa compagne Émilie Karen Kolandavaloochetty sont poursuivis en cour intermédiaire sous deux accusations formelles. Ils font face à des accusations de “Drug Dealing: Possession of Cannabis resin of the purpose of distribution” et “Drug Dealing: Possession of Dangerous Drugs (Lysergic and diethylamide (LSD) and synthetic Cathinone N-Ethylpentylone for the purpose of distribution”.
Jeudi dernier, le sergent Veeren, affecté à la brigade antidrogue, avait été appelé à la barre lors des débats sur la demande de remise en liberté.

Il avait fait part des objections de la police, soit du fait que le couple puisse fuir la justice ou commettre un nouveau délit une fois relâché. Rappelant les faits, il a indiqué que c’est dans la soirée du 4 septembre 2018 que les éléments de l’ADSU s’étaient rendus au domicile de Sharris Sumputh, à Curepipe. Ils y avaient saisi un cylindre en métal qui contenait 6,7 grammes de haschich.

Interrogé par les policiers, Sharris Sumputh devait déclarer : « Asis sa, mo pou fer mo kopinn pran sarz la ». Les recherches ont aussi permis de trouver dans un meuble en bois des papiers en aluminium contenant 42,8 grammes de LSD. La valeur des drogues saisies est estimée à Rs 662 100. Selon l’enquêteur, Sharris Sumputh leur avait déclaré : « Tou sa ladrog la pou mwa, ti pou partaz avek klian dan mo diskotek, me pou fer mo kopinn pran sarz la ». Sa compagne avait gardé le silence lors de l’opération. Dans ses “statements” à la police, Sharris Sumputh devait nier être un trafiquant de drogue.

Emilie Kolandavaloochetty avait, quant à elle, avoué avoir été en possession de drogue mais nié être une trafiquante. Le sergent Veeren devait préciser, par ailleurs, que le couple n’en était pas à sa première arrestation pour des délits liés à la drogue. Sharris Sumputh avait déjà été arrêté en février 2018 à l’hôtel Westin Turtle Bay avec du haschich, des psychotropes et une somme de Rs 148 000, soupçonnée de provenir de la vente de drogue. Sharris Sumputh et sa compagne ont plaidé non coupable des accusations retenues contre eux. Cinq témoins ont été assignés dans ce procès qui sera pris sur le fond le 7 octobre prochain.