La chirurgie non invasive par laparoscopie deviendra une intervention de routine dans les cinq hôpitaux régionaux, a indiqué le ministre de la Santé Lormesh Bundhoo lors de l’ouverture d’une session de formation médicale à l’hôpital SSRN à Pamplemousses avec l’expertise de l’université française de Montpellier. Cette technique remplacera progressivement la chirurgie conventionnelle. Elle sera pratiquée notamment lors des opérations de l’ulcère perforé de l’estomac, de l’appendicite, du cancer du colon, de hernie et de la rate.
Le ministère de la Santé procédera graduellement à l’achat des équipements pour les hôpitaux régionaux. La chirurgie laparoscopique non invasive signifie moins de douleur, peu de cicatrices, moins de complications et une durée d’hospitalisation plus courte, indique le ministre de la Santé. « Cette intervention moins traumatisante permet au patient de reprendre ses activités plus tôt également. Elle est aussi plus économique pour le ministère de la Santé, car elle réduit le bed occupancy et la liste d’attente pour les opérations ».
Le Pr Jean Michel Fabre, chef du département de chirurgie digestive et le Dr Pierre Blanc, chirurgien des viscères, tous deux de l’Université de Montpellier, animeront pendant une semaine les cours destinés aux chirurgiens et au personnel paramédical. Les deux chirurgiens français formeront de manière continue le personnel médical et paramédical mauricien à Maurice comme à Montpellier. Un nombre croissant d’interventions chirurgicales par laparoscopie d’appendicite, de hernie et d’ulcère perforé du duodénum sont réalisées à l’hôpital SSRN, indique le ministère de la Santé. En décembre dernier, le Pr David Nocca et le Dr Pierre Blanc étaient venus à Maurice pour former les praticiens mauriciens. « Nous allons former un maximum de chirurgiens à la chirurgie par laparoscopie et les pratiques seront standardisées dans les cinq hôpitaux régionaux », a précisé Lormesh Bundhoo. Il a indiqué que la chirurgie conventionnelle sera de moins en moins pratiquée dans les hôpitaux locaux comme c’est le cas dans les pays développés.