Alan Ganoo, leader de l’opposition et leader p. i. du MMM, a fait état hier d’un « renseignement sûr » à l’effet que les autorités enquêteraient sur trois autres Ponzi Schemes mis en place par des sociétés autres que White Dot, Sunkai et Je T’Aime Marketing. « Time is of the essence », estime-t-il dans ce contexte, en appelant les autorités à dévoiler les noms de ces trois autres sociétés concernées car, pour lui, il en va de l’intérêt du public. Le leader de l’opposition se dit par ailleurs « nullement surpris » par les recommandations de Me Geoffroy Robertson sur les médias. Des recommandations qui, dit-il, vont dans le sens de ce qui est recommandé dans les grandes démocraties et qui rejoignent les revendications des journalistes à Maurice.
Alan Ganoo trouve que le scandale financier mis au jour ces dernières semaines ne finit pas de surprendre. Il estime que la remise en liberté sous caution des cerveaux présumés dans toute cette affaire aura « choqué » toute la population. Rappelant aussi que l’un de ceux-là qui était déjà en liberté provisoire pour une autre affaire d’escroquerie avait menacé de tout balancer. Il ne manque pas, à ce propos, de souligner comment il est difficile pour le commun des prévenus d’obtenir une libération sous caution pour une « cognate offense ».
Évoquant le cas particulier de la dénommée Marjorie Bazerque, le leader de l’opposition est d’avis que la police doit objecter à sa demande de quitter le pays après qu’elle aura été libérée sous caution « à une vitesse surprenante », selon lui. « Au MMM, nous veillerons bien ce qu’il va advenir », prévient-il. Évoquant particulièrement le cas de la société Sunkai, Alan Ganoo note que le policier arrêté dans cette affaire a laissé entendre dans sa déclaration à la police que l’inspecteur aussi appréhendé était en possession de la liste des clients qui comprendraient aussi des présumées VIP. Le leader de l’opposition allègue que, selon ses renseignements, une vingtaine de noms auraient été biffés de la liste des clients de la société en possession de la police.
Alors que la liste globale des victimes des trois Ponzi Schemes mis en place par les trois sociétés comprend un total de quelque 3000 clients, les autorités auraient, selon Alan Ganoo, adopté pour stratégie de prendre une déclaration de l’ensemble de ces victimes. « Si c’est le cas, combien de temps cela prendra-t-il pour boucler cette affaire ? » se demande-t-il. Pour le leader de l’opposition, plutôt que de faire ainsi traîner en longueur toute cette affaire, il aurait fallu de ne se concentrer que sur les « gros poissons, surtout ceux qui ont touché gros » et aussi contraindre ceux qui en ont profiter de retourner cet argent « mal gagné ».
Le leader p. i. du MMM fait aussi état de ce qu’il considère être « un renseignement sûr », à savoir que la Financial Intelligence Unit (FIU) enquête sur trois autres Ponzi Schemes mis en place par trois autres sociétés.
Alan Ganoo se demande si les autorités n’appellent pas les professionnels de révéler s’ils sont impliqués, d’une manière, dans tout ce scandale financier en vue de les amnistier ou de leur accorder l’immunité. Il évoque aussi la dimension internationale que prend tout ce scandale et évoque ses répercutions sur la réputation de notre centre financier. D’où l’importance, explique le leader de l’opposition, pour le gouvernement de « prendre ses responsabilités », surtout, dit-il, après le « silence assourdissant » du ministre des Finances, Xavier Duval.