Sensibiliser les élèves sur l’importance de respecter le code de la route. Tel est le but de l’initiative du ministère des Transports publics, qui a animé vendredi matin une session avec des élèves du HSC. L’événement a eu lieu au Mahatma Gandhi Institute en présence de Jean Todt, envoyé spécial de la fédération internationale de l’automobile. Une projection du film de Luc Besson Save Kids Lives a servi de guide d’introduction pour mieux cerner le danger que représentent les routes et l’importance de respecter les consignes à la lettre.
Comment les élèves ont-ils trouvé cette interaction avec Jean Todt ? Pour Sonia, élève du MGI, regrouper autant d’étudiants est une belle campagne de sensibilisation qui « permettra de réduire le nombre d’accidents sur nos routes ». Priyanka, du collège Hindu Girls, parle, elle, de l’importance de la médiatisation dans cette campagne. « Il faut commencer par les jeunes. Ce genre d’échange agit comme un catalyseur et nous permet de mieux évaluer nos comportements sur les routes », estime-t-elle. Anwar parle, lui, de l’introduction du code de la route dans le cursus scolaire, et ce dès la petite école.
Lors des questions-réponses entre Jean Todt et les élèves, plusieurs d’entre eux se sont exprimés sans langue de bois. « What is the United Nations doing to sensitize people and change their attitude towards road safety ? », « do you think Road Safety should be part of the curriculum to educate the future generation ? » ont questionné les élèves. Un des étudiants a même demandé à Jean Todt : « Vous qui êtes un féru de Formule 1, comment aviez-vous trouvé l’énergie de vous engager dans la sécurité routière ? » Ce à quoi Jean Todt a répondu que « in life, you must be very hardworker and respect discipline ».
Sur une autre question concernant le « tuning », Jean Todt a été catégorique. « That can be very dangerous and people doing that must go to jail. When you practise moto racing, you must do it in specific fields », estime-t-il. De ces 30 minutes d’interaction, les étudiants en sont ressortis ravis, certains d’entre eux se disant même prêts à devenir des ambassadeurs de la sécurité routière au sein de leur collège.
Jean Todt a poursuivi : « Road safety is a human right. C’est un privilège d’être dans un paradis comme Maurice. Par contre, sur vos routes, c’est loin d’être un paradis. La situation est préoccupante dans le monde entier. » Il est revenu sur les règles de base de la sécurité routière, dont le port de la ceinture, aussi bien pour le conducteur que pour le passager. « There are many cases of fatalities among the youth. That’s why we have decided to educate the youth about the importance of the road safety and how to behave and people need to respect the law », affirme-t-il.
Cela fait deux ans depuis qu’une campagne de sensibilisation est menée par la National Road Safety Unit auprès des Mauriciens. Les points qui reviennent en leitmotiv reposent essentiellement sur la question du comportement des conducteurs et des piétons. Soorya Gayan a, lors de son allocution, fait part des statistiques pour montrer le nombre de morts sur les routes. « Il y a aujourd’hui une vraie volonté de voir les choses s’améliorer. Il y a des mécanismes qui sont encore insuffisants, d’où le désir de commencer un réel travail en amont. Pour cela, nous avons décidé de démarrer par des formations sur la sécurité routière dans les écoles. Un de nos souhaits, c’est qu’il y ait moins d’accidents et une plus large conscientisation. On a décidé de regrouper sept écoles secondaires et de réunir 5 000 jeunes pour une plus grande réflexion sur le sujet. Ce sera aussi l’occasion d’adresser un message additionnel au sens de l’éducation holistique que nous prônons au MGI. »