Natasha Stott Despoja, Ambassador for Women and Girls du gouvernement australien, a procédé à l’ouverture de la septième édition de la semaine de la recherche à l’Université de Maurice (UoM) hier. Mme Despoja est actuellement à Maurice aux côtés de la ministre des Affaires étrangères de l’Australie, Julie Bishop, dans le cadre d’une tournée régionale. Elle a présenté le keynote address sur le thème « Women in science ». La Semaine de la recherche a lieu du 15 au 19 septembre.
Lors de son intervention, Natasha Stott Despoja a mis l’accent sur l’importance d’encourager les jeunes filles et les femmes à embrasser une carrière scientifique et de promouvoir l’égalité des genres. Pour elle, cela est crucial pour la simple raison qu’il ne faut pas gaspiller plus la moitié des ressources et compétences de la planète. Elle indique que selon le rapport 2013 des Nations unies, de nombreux pays de la région Asie-Pacifique ont des restrictions par rapport aux secteurs ouverts aux femmes. L’ouverture de ces secteurs provoquera une croissance des économies des pays concernés et, dans le même ordre d’idées, elle souligne que le rapport 2014 des Nations unies évoque la contribution cruciale de la femme pour faire face aux défis actuels : l’énergie, le changement climatique ou encore la santé publique. « On a besoin des femmes pour trouver des solutions innovantes face aux menaces telles que la crise alimentaire, l’agriculture », dit-elle.
Natasha Stott Despoja a cité les femmes qui ont joué un rôle important dans l’histoire contemporaine de la recherche. Certaines ont été reconnues pour leurs contributions et leurs découvertes et d’autres pas, constate-t-elle.
Prenant la parole à son tour, la vice-chancelière de l’UoM, Romeela Mohee, devait noter que de nombreuses femmes occupent des postes clés au sein de cette institution tertiaire. Elle s’est longuement appesantie sur le rôle des institutions tertiaires et l’objectif de la Semaine de la recherche. Les institutions tertiaires ont un rôle important croissant dans le progrès de la nation car elles pourvoient les compétences et les outils nécessaires aux étudiants pour leur permettre de faire face aux nouveaux défis de la société, dit-elle. Par la même occasion, elles contribuent à faire de Maurice un pays à revenu élevé, affirme la vice-chancelière de l’UoM. Romeela Mohee souligne qu’en 49 années d’existence, l’UoM a produit 40 000 détenteurs de licence. Aujourd’hui, plus de la moitié de son personnel académique dirige des travaux de recherche pour des masters et des doctorats.
« L’UoM a entrepris 75 projets de recherche internes et externes. Quelque 1 200 articles ont été publiés par les chercheurs de l’institution durant ces dernières années et elle a déboursé Rs 23 millions pour la consultancy et des projets de recherche pour l’année 2013/2014 », fait ressortir l’intervenante. La vice-chancelière devait indiquer que l’UoM a un plan stratégique pour la période 2014-2020 préconisant l’institution d’une école doctorale, la création d’une faculté pour des études océaniques, la mise en place d’une plateforme d’échange de connaissance, entre autres. Et d’ajouter que l’université est pleinement engagée dans le développement de partenariat avec les institutions internationales.
Le pro-vice chancelier Anwar Subratty annonce que suite à un consensus sur l’importance de disséminer les connaissances scientifiques et les résultats des recherches entreprises par les chercheurs, l’UoM s’est engagée à organiser une Semaine de la recherche tous les ans. Elle en est à sa septième année, souligne-t-il. C’est l’occasion pour les chercheurs et étudiants d’échanger sur ce qui a été fait et de générer de nouvelles idées de recherches. Après un appel à contribution, 203 présentations ont été acceptées par le comité organisateur, dont 31 de la faculté d’Agriculture, 25 de l’Ingénierie, 45 de la faculté de Droit et Gestion, 43 des Sciences, 43 des Sciences humaines et 16 du Centre for Innovative and lifelong learning.
Le thème de cette septième édition de la semaine de la recherche est « Advancing research for sustainable nation building ».