La SICOM Employees Union (SICOMEU) se prononce contre le rachat de la National Insurance Company (NIC) par la SICOM. « Nous sollicitons une rencontre avec le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et le ministre des Services financiers, Sudesh Sesungkur, le plus tôt possible », a affirmé le président de la SICOMEU, Satyenbose Hoolass, lors d’une conférence de presse à Port-Louis hier. Dans le cas contraire, le syndicat menace de descendre dans la rue.
La situation financière de la NIC, ex-compagnie d’assurances de la BAI reprise par le gouvernement, est le principal sujet d’inquiétude du syndicat des employés de la SICOM. « La SICOM ne peut pas payer les dettes de la NIC. Nou bizin asize et gete ki ena avan aste », affirme Satyenbose Hoolass qui dit ne pas comprendre pourquoi le gouvernement doit racheter cette compagnie privée alors que dans le passé, d’autres compagnies d’assurances ont eu des problèmes financiers et ont dû fermer leurs portes. Il cite la Rainbow Insurance, Stella et Seagull.
De plus, demande-t-il, que se passera-t-il avec les employés de la NIC ? Selon Satyenbose Hoolass, il y aurait plus de 100 000 souscripteurs au sein de la NIC mais « on ne connaît pas le montant total de ces souscriptions ». Le syndicat demande « la garantie que le gouvernement ne touchera pas à la SICOM qui est un corps para-étatique performant, d’où sont payés les salaires de la fonction publique et des corps parapublics ». Il y va de la réputation de la compagnie, poursuit-il, en estimant que « si la SICOM reprend la NIC, les gens perdront confiance et ne souscriront plus à ses polices d’assurance ». Le syndicat se dit pour une réorganisation de la SICOM mais en rachetant la NIC.
Autre sujet abordé par le syndicat : la révision salariale des employés de l’organisme. Selon lui, l’augmentation salariale n’a pas été payée aux employés de la SICOM depuis juillet 2016 car ils ont refusé la proposition qui leur avait été faite et avaient demandé une révision pour une hausse de 25 %. Or, la date limite pour recevoir la nouvelle « letter of offer » a expiré hier, selon Satyenbose Hoolass. La veille, soit jeudi, les employés ont été informés qu’ils ne la recevraient pas ce jour-là mais à une date ultérieure.