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La CID de Port-Louis Sud a auditionné le père et la fiancée du constable Jean-Luc Colas (26 ans) à titre de témoins après que ce dernier se soit tiré une balle dans la tête lundi soir à l’entrée des Casernes centrales. D’après les renseignements recueillis, un des témoins a indiqué à la police que la victime faisait face à « enn problem dan travay », mais que le jeune homme n’avait pas donné plus de précision. La fiancée du policier a déclaré à l’équipe de l’ASP Dussoye qu’elle lui avait parlé avant qu’il parte au travail. « Li ti dir mwa li pou telefonn mwa tanto », dit-elle. Et d’ajouter qu’elle n’a décelé aucun comportement étrange chez le constable Jean-Luc Colas qui pouvait présager qu’il commettrait l’irréparable.

De son côté, le père du jeune homme n’a pu apporter plus de détails sur cette affaire. Cependant, il a confirmé que son fils était bien droitier. Le Dr Maxwell Monvoisin a noté que la balle avait été tirée du côté droit de la tête du policier. D’ailleurs, l’autopsie pratiquée mardi à la morgue de l’hôpital Jeetoo a attribué son décès à un “gunshot wound of the head”. Ses funérailles ont eu lieu mardi après-midi.

Par ailleurs, une équipe de la Major Crime Investigation Team a examiné la Sentry box à l’entrée des Casernes centrales où elle a récupéré la balle tirée du revolver du constable Jean-Luc Colas. Celle-ci a été envoyée au Forensic Science Laboratory pour analyse.

Les enquêteurs tentent de comprendre ce qui s’est passé dans la soirée de lundi. Le policier qui était de service avec Jean-Luc Colas a déclaré qu’à aucun moment ce dernier n’avait évoqué un malaise quelconque ou parlé de suicide. Selon cet élément de la Special Supporting Unit, ils se sont présentés à l’entrée des Casernes centrales vers 17h pour prendre la relève d’une autre équipe et devaient y rester jusqu’à 20h. Il a déclaré que Jean-Luc Colas avait pris l’arme à feu du policier qu’il remplaçait pour ensuite signer dans le Log Register.

Selon le témoin, le revolver Mk Glock ZTR 358 était dans un étui. « L’une des premières tâches était de fermer l’entrée principale des Casernes centrales et de vérifier les entrées des véhicules policiers », a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’à la tombée de la nuit, le constable Jean-Luc Colas est sorti de la Sentry box pour se diriger vers la porte principale avant de revenir à sa place. Verse 18h30, Jean-Luc Colas lui a demandé de sortir et de jeter un coup d’œil dans la rue à son tour. Profitant qu’il soit seul, il s’est tiré une balle à la tête. Selon son collègue, le jeune homme était « normal » avant de se suicider. L’enquête se poursuit pour faire la lumière sur les circonstances de cet acte de désespoir.