Une plainte pour négligence médicale alléguée a été enregistrée à la police samedi concernant la prise en charge d’une jeune mère (26 ans) et de son nouveau-né à l’hôpital Jeetoo. La plaignante affirme avoir reçu un traitement « injuste et non professionnel », et souhaite que les circonstances entourant son accouchement ainsi que l’état de santé de son bébé soient examinées.
La jeune mère explique qu’elle suivait des consultations prénatales dans une Mediclinic de Plaine-Verte depuis 2025, mais que depuis le 24 juillet, elle a commencé à se rendre chaque semaine à l’hôpital Jeetoo pour des consultations médicales. Le 7 août, elle aurait reçu pour instruction de se présenter deux jours plus tard afin d’être admise à l’hôpital dans l’attente de son accouchement. Ce qu’elle dit avoir accepté.
Le 13 août, vers 11h, elle aurait été transférée au Labour Ward, où elle a été prise en charge par une sage-femme dont l’identité n’a pas été précisée. Vers 15h, alors que les douleurs liées à l’accouchement étaient devenues particulièrement intenses, la patiente aurait, selon elle, demandé une césarienne. Mais la sage-femme lui aurait répondu qu’elle devait « accoucher normalement ». Informé de la situation, le médecin qui assurait son suivi serait venu sur place et aurait rompu sa poche d’eau avant de quitter les lieux. Après quoi la sage-femme lui aurait indiqué que son col était dilaté de 5 cm et lui aurait demandé de pousser. Vers 16h15, alors que la tête du bébé commençait à apparaître, la sage-femme l’aurait repoussée à l’intérieur avec sa main droite, explique la jeune femme, et ce, tout en lui demandant de « cesser de pousser ». Ce qu’elle n’a pu s’empêcher de faire du fait de la douleur, avant de donner ensuite naissance à un garçon à 16h20. Le nouveau-né, dont le cri était faible, aurait alors immédiatement été transféré à la Neo-Natal ICU.
La mère affirme qu’une femme médecin, là encore dont l’identité n’est pas précisée, lui aurait administré un anesthésique environ 20 minutes plus tard, avant de poser des points de suture au niveau du col. Sauf que, dit la patiente, le produit n’avait pas encore totalement fait effet, et que la douleur était vive. En outre, comme elle ne pouvait plus contenir sa souffrance, la doctoresse l’aurait « frappée » à deux reprises au niveau des hanches, avant de finalement quitter la salle vers 17h30. Des allégations qui, bien entendu, devront être vérifiées dans le cadre de l’enquête policière. Le lendemain, après sa sortie de l’hôpital, la mère s’est rendue à l’unité de soins intensifs néonatals pour s’enquérir de l’état de son enfant. Elle affirme qu’un pédiatre lui aurait alors expliqué que son bébé avait eu deux importants caillots sanguins au niveau de la tête, et qu’il avait eu une hémorragie provenant d’une veine située « à l’intérieur du cerveau ». Le spécialiste lui aurait également indiqué que le nouveau-né se trouvait sous assistance respiratoire et que des anomalies au niveau de ses jambes auraient été constatées.
Face à la situation, la plaignante aurait demandé à obtenir le dossier médical de son enfant afin de pouvoir solliciter une prise en charge dans un établissement privé. Mais elle aurait essuyé un refus du pédiatre. Aussitôt, elle dit avoir porté ses doléances à l’attention du Duty Manager de l’établissement, lequel a enregistré sa plainte et indiqué qu’une enquête interne serait initiée afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
La jeune femme a affirmé qu’elle remettrait aux enquêteurs tous les documents pertinents en sa possession. Avant de maintenir qu’elle aurait fait l’objet, ainsi que son bébé, d’un traitement « injuste et non professionnel ». Sa déclaration a ensuite été consignée.

