La confédération syndicale de gauche (CSG) a une nouvelle fois réclamé des amendements à la Employment Rights Act et la Employment Relations Act. Il y a eu plus de 7 000 licenciés dans le secteur privé, selon les statistiques du ministère du Travail et des Relations Industrielles, relève le syndicaliste Atma Shanto.
« Notre combat reste et restera la révision de ces deux lois », a affirmé le syndicaliste et négociateur de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU) lors de la conférence de presse de la confédération syndicale de gauche (CSG Solidarité) sur les deux lois du travail. « L’Employment Rights Act s’avère être une arme très pointue dans les mains du secteur privé », affirme Atma Shanto. Pour ce dernier, cette législation donne le pouvoir aux patrons du secteur privé de licencier leurs employés avec aisance. Le syndicaliste a déploré qu’en 14 mois, Pravind Jugnauth, l’ex-ministre des Finances, n’ait rencontré les syndicats qu’une seule fois pour les consultations prébudgétaires.
Atma Shanto relève que le ministre de Travail Shakeel Mohamed avait lui-même dénoncé un abus du secteur privé en mai dernier, depuis la promulgation des nouvelles législations. Le ministre avait rencontré des mouvements syndicaux et pris en compte leurs propositions en soutenant que certains des amendements proposés seraient débattus devant le Conseil des ministres. « Rien n’a été fait depuis cette réunion… Nous attendons toujours des réponses », affirme Atma Shanto. CSG Solidarité attend la rentrée parlementaire pour voir comme les choses évoluent.
Pour Atma Shanto, les premières victimes de la Employment Rights Act sont des ex-employés de l’Hôtel Ambre du Groupe Apavou. « Cette loi a été proclamée le 2 février 2009, soit le lendemain du jour célébrant la liberté », souligne-t-il.
Les délégués de CSG Solidarité organisent un séminaire le jeudi 25 août au Foyer Fiat à Petite-Rivière pour parler de ces lois. Une campagne de mobilisation est aussi prévue, indiquent les membres de la confédération.