Traduit devant la cour criminelle intermédiaire présidée par la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen, un dénommé Jacques Désiré Francis a obtenu le bénéfice du doute. Il était accusé d’avoir pris part à divers cambriolages perpétrés dans les résidences de Pereybère et dans les environs, mais il a nié avec force y avoir pris part, tant dans la déclaration qu’il a faite à la police que lors de sa déposition en cour sous serment. Il avait été impliqué dans ces vols par un certain Janny Stephan Edouard, témoin que la magistrate a finalement trouvé peu crédible. Elle a donc rayé les accusations qui ont été logées contre l’accusé.
L’accusé a plaidé non coupable à un total de sept accusations, certaines pour des cas de « larceny with external breaking », d’autres pour possession d’objets volés, d’autres encore pour avoir cambriolé des résidences alors que le nombre de voleurs était de deux. Ces actes ont été commis en 2011 et 2012 en plein jour.
Janny Stephan Edouard a rappelé à la cour qu’il a été poursuivi en cour intermédiaire à la suite de plusieurs vols qu’il a commis et aussi pour aiding and abeiting, incriminant pour cela l’accusé dans le présent procès. Il a mentionné les noms des propriétaires des résidences qu’il a cambriolées. Ceux-ci ont été assignés comme témoins et ils ont confirmé que des vols ont été commis chez eux. Ils ont fait état des objets qui ont été emportés.
Déposant sous serment, l’accusé a réaffirmé ce qu’il avait dit à la police dans sa déclaration, qui a été lue en cour. Il a fait ressortir qu’il ne s’est jamais rendu dans les résidences qui ont été mentionnées en cour, ajoutant qu’il ne connaissait rien à la présente affaire. Il a rappelé qu’une fois, il avait eu une altercation avec J.S. Edouard. C’était à l’époque où ce dernier habitait chez lui. Un soir, il est rentré alors qu’il était très ivre. L’accusé lui a demandé de quitter sa maison et depuis J.S. Edouard lui en veut. Ce dernier, qui avait plaidé coupable d’avoir commis les délits que la police lui reprochait, a été condamné à trois années de servitude pénale.
La magistrate s’est dite satisfaite des témoignages donnés par les victimes des cambriolages. Par contre, il ne peut en dire autant pour la version donnée par J.S. Edouard. « To find the accused guilty I must be satisfied that witness Janny Stephan Edouard who is a self-confessed accomplice is a fully reliable and convincing witness and that I can act on his uncorroboratedevidence. His evidence must command « complete trust and confidence » », conclut la magistrate.