A un an des 9es Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), prévus en août 2015, l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT) se retrouve devant un dilemne de premier ordre. La rumeur enfle à l’effet que les sélections nationales de tennis de table ne devront comporter que quatre joueurs. Cette histoire commence déjà à soulever des interrogations.
La question est donc sur toutes les lèvres. Au cas où cette décision serait entérinée, comment ramener une équipe aussi peu nombreuse, tout en faisant comprendre aux pongistes que c’est l’organisation qui a imposé ces conditions ? Ashita Beenessreesingh, présidente de l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT), tout comme son comité, se retrouve devant un dilemne majeur.
«Il y a des joueurs qui se sont entraînés pendant quatre ans. Alors, si on se retrouve avec seulement huit joueurs en sélection, il y a aura des frustrations», explique-t-elle. Un point qu’elle n’a pas tort de souligner.
D’un point de vue technique, cependant, les implications d’une telle décision sont encore plus importantes. Depuis la création des JIOI en 1979, à l’île de La Réunion, le tennis de table a fait partie intégrante des Jeux. Et depuis les premiers Jeux, chaque nation a toujours été représentée par 12 pongistes (six hommes, six dames).
«Cela viendrait à tout bousculer », poursuit encore Ashita Beenessreesingh. Or, les chances que cette décision — si elle a été prise — soit renversée sont quasiment inexistantes. En effet, c’est le Comité organisateur des Jeux des Îles réunionnais (COJIR) qui aurait imposé cette décision.
Pour essayer de trouver une solution à cette mini-crise, les représentants de la Ligue réunionnaise de tennis de table et de l’AMTT se sont rencontrés à La Réunion, en novembre 2013, en marge du Tournoi international de La Cressonnière.
Peut-on parler de retombées pour l’instant ? Pas vraiment, même s’il semble peu probable que le nombre soit revu à la hausse. « Dans la pratique, cette décision nous affectera beaucoup. Avec seulement huit joueurs, la compétition s’annoncera compliquée», avance encore la présidente.
A bien y voir, elle ne se trompe pas. Sept tableaux, à disputer en cinq jours : une situation qui ne devrait pas permettre à l’effectif de soufller, tout en empêchant une rotation de joueurs pour la compétition par équipes.
Maintenant, les techniciens aussi se posent des questions quant à la mise sur pied d’une sélection. Car les meilleurs pongistes mauriciens sont actuellement à l’étranger pour des études universitaires. Les noms de Rikesh Taucoory, Akhilen Yogarajah, Bryan et Billy Chan Yook Fo, ou encore le vétéran Jean-Michel Appasamy sont cités pour faire partie du groupe. Chez les filles, le débat est moindre, puisque seulement deux pongistes, Déborah Wong et Widaad Gukhool, sont basées à l’étranger.
«Notre but à nous n’est pas de faire plaisir. Il s’agirade mettre sur pied la meilleure équipe possible  pour aller à La Réunion », avance l’entraîneur national Rajessen Desscann.
Le tennis de table mauricien a un glorieux passé aux Jeux des îles. Au cas où cette décision est appliquée, est-ce que Maurice retournera bredouille de La Réunion ? Grande question…